LIBREVILLE, 19 juin 2026 (AGP) – La première édition de la Conférence nationale sur la bonne gouvernance s’est ouverte ce vendredi à Libreville, sous le thème : « Bonne gouvernance et refondation de l’État : quels leviers pour un Gabon juste, responsable et efficace ? », a constaté l’Agence Gabonaise de Presse.
Cette rencontre citoyenne ambitionne de restaurer le pacte de confiance entre l’État et les citoyens. Elle matérialise la volonté du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui avait fermement insisté sur l’urgence d’une gestion publique transparente lors de son discours sur l’état de la nation, le 15 juin dernier.
Saisissant l’appel du chef de l’État, le Mouvement d’éthique et de gouvernance (MEG) a pris l’initiative d’organiser ces assises pour apporter sa contribution active au redressement du pays. Dès la séance d’ouverture, la présidente du MEG, le Dr Hermione Zouga, a posé les bases d’un dialogue inclusif en rappelant les responsabilités partagées de chaque composante de la société. Selon elle, l’ambition affichée est de formuler des propositions concrètes, car l’édification du Gabon de demain ne peut être l’œuvre d’un seul acteur, mais requiert l’implication de toutes les forces vives de la nation.
Le premier grand chantier de cette refondation institutionnelle repose sur la transformation profonde de l’appareil judiciaire, jugée indispensable pour regagner la confiance populaire. Présent à l’événement, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Augustin Emane, a tenu un discours de fermeté en insistant sur l’impératif de transparence pour garantir la crédibilité du système. Le membre du gouvernement a vigoureusement rappelé le principe d’égalité de tous devant la loi, affirmant que nul ne saurait être au-dessus des règles et que la responsabilisation des magistrats et auxiliaires de justice demeure la clé de voûte d’un véritable État de droit.
Au-delà des réformes purement juridiques, les débats se sont rapidement orientés vers les mécanismes structurels de la gestion des affaires publiques, un domaine où les attentes sociétales sont pressantes. Les participants ont unanimement souligné que la lutte contre l’opacité et les pratiques de corruption ne relève pas d’une simple exigence technique, mais constitue une urgence sociale absolue. L’objectif final est de garantir que la bonne gouvernance se traduise par un impact positif direct sur le quotidien des Gabonais, notamment à travers une redistribution plus juste et équitable des ressources nationales.
Cette conférence jette les bases d’un mécanisme de concertation permanente où l’obligation de rendre des comptes devient désormais la norme pour l’ensemble des institutions publiques. En alignant les aspirations de la société civile sur les orientations de l’exécutif, l’événement démontre une convergence de vue historique pour mener à bien les réformes. Pour que cette refondation soit une réussite totale, les recommandations issues de ces journées de réflexion devront rapidement se muer en actions concrètes sur le terrain, portées par une vigilance citoyenne de tous les instants.
LKM/TYM/CBM/RL/AGP












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