Nyanga

Tchibanga : Condamnés à 10 ans de prison pour complicité d’assassinat et viol sur mineure

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A la faveur de la session criminelle qui se tient à Tchibanga, la capitale provinciale de la Nyanga (Sud) depuis lundi, deux hommes de nationalité gabonaise ont été condamnés à 10 ans de réclusion criminelle respectivement pour complicité d'assassinat et viol sur mineure de moins de 15 ans.

Dans la première affaire qui opposait le ministère public à Jean Norbert Mihindou Mfoubou, pour le délit de complicité d'assassinat par aide et assistance, défendu par Maître Mihindou, n'a pas pu convaincre la cour présidée par le premier président de la cour d'appel judiciaire de Mouila, Alain Rock Ndanga Mamboka. 

L’affaire remonte au 25 avril 2014 à Maraïsseva, localité située à une quarantaine de kilomètres de Tchibanga sur la route de Mongo. Jean Norbert Mihindou Mfoubou avait participé avec Florent Boussougou Mouketou (mort en détention), d'où la requalification par un arrêt de la cour, du crime d'assassinat en complicité d'assassinat par aide assistance. Ce jour là, ils avaient trucidé un retraité résidant, Sylvestre Mounombi Mihindou et l’avaient vidé de son sang avant de jeter le corps sans vie dans un ruisseau en simulant une noyade. A la question du président de savoir ce qui s'était passé, il répondra en ces termes dont il a voulu se débiner. «C'est Boussougou qui l'a tué malgré les supplications du défunt, il a continué à l'administrer les coups, ensuite, il m'a demandé de l'aider à tirer le corps jusqu'à l'eau», a-t-il avoué.

En l'absence de son acolyte décédé, Mihindou Mfoubou très accablé, a été rattrapé par ses déclarations versées dans l'enquête préliminaire qu'il a voulue retourné. 

Dans ses réquisitions, le procureur général près la cour d'appel judiciaire, Simplice Moundounga Nziengui, a requis la réclusion criminelle à perpétuité. Sur ce, même si les circonstances atténuantes lui ont été accordées par la cour et les jurés, il a été condamné à la peine de 10 ans de réclusion criminelle.

En deuxième heure, pour la seconde affaire concernant le nommé Jean Louis Mboulou Mboumba, gabonais de souche la quarantaine révolue, qui le 16 octobre 2019, avec les faveurs liens familiaux qu'il entretenait avec le voisinage immédiat, a du nourrir les ambitions de flageller une mineure, Félicia Biyongo, 12 ans au moment des faits naïve d'une pseudo confiance de Tonton Jean qui par la suite deviendra son bourreau sexuel. 

A plus d'une fois il a fait des attouchements intimes en l'absence de ses parents. Mais c'était sans compter que ce 16 octobre était pour le délinquant sexuel, qui n'avait de cesse de multiplier les actes de vouloir vider sa libido, la sonnerie de ses 99 jours. «J'étais à la douche, il a surgi et m'a plaquée contre la tôle. Puis il a introduit son doigt dans mon intimité en le tournant avec violence. J'avais très mal qu'il a fini par arrêter et s'en aller. En sortant, je pleurais et c'est là que ma tante m'a questionnée, je lui ai tout dit jusqu'aux menaces qu'il proférait contre mon silence», a douloureusement témoigné la victime.

La détermination de la tante de Félicia Biyongo décidera de mettre hors d'état de nuire, le voisin soupirant, en le dénonçant à la Brigade de gendarmerie.

L'avocat général près la cour d'appel, Marie Diane Mauricette Mfoumou, en habits de maître de poursuites et non du ministère public, n'a pas été tendre à l'endroit du violeur en requérant la réclusion criminelle à perpétuité.

Malgré la plaidoirie de son conseil pour une clémence devant la cour, Jean Louis Mboulou, bénéficiant des circonstances atténuantes, Mboumba a écopé de 10 ans de réclusion criminelle.

GRSN

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