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La télé-échographie désormais effective à Ntoum

Une délégation des hommes et femmes des médias se sont rendus le vendredi 30 avril écoulé, au centre médical de Ntoum, le chef-lieu du département du Komo-Mondah, à 38 km de la capitale de Libreville, pour la mise en œuvre de la télé échographie, effective dans cette partie du pays depuis plus d’un an.

La télé médecine, dans sa phase de mise en œuvre, a pris forme, vendredi dernier, au centre Médical de Ntoum. En effet, la télé échographie c’est la capacité de pratiquer l’échographie à distance dans le site patient en l’absence d’un expert en échographie.

Au centre médical de Ntoum, deux sages femmes en service ont été formées pour la circonstance. Elles, actrices principales du suivi de la grossesse du premier trimestre au troisième, n’étaient pas admises, autrefois, à effectuer une échographie sur une patiente. C’est maintenant possible avec la télé-échographie.

Cette télé-échographie se pratique à distance sur le “site patient”. “Après avoir effectué l’échographie, on envoie les images et le compte rendu à distance vers le site expert (les médecins-gynécologues)”, a expliqué Annie Françoise Akagha, sage femme au centre médical de Ntoum.

Après la réception du compte rendu par l’expert, il le valide. “Dès lors que nous recevons le compte rendu de la sage femme, on le consulte, puis le valide s’il ne contient aucune maladresse”, a indiqué le docteur Olivier Méyé M’ondo, expert, par ailleurs gynécologue obstétricien au CHUL.

Amélie Chancia Nzouga, nouvelle maman, présente à la maternité de cette structure, dit être satisfaite de cette innovation: “J’ai eu droit à trois échographies gratuites durant la grossesse. On me montrait sur l’ordinateur le bébé. Et la sage me rassurait que tout allait bien. J’ai su que j’attendais une petite fille à 5 mois de grossesse. Je suis satisfaite”, s’est-elle réjouie, le visage radieux.

La télé échographie est pratiquée gratuitement à l’intérieur du pays depuis janvier 2020. Ainsi, tout comme la télémédecine, ces activités du projet e-Gabon-sis, tenu par le ministère de la Santé et la Banque mondiale, tombent à point nommé à l’heure où les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont en pleine mutation dans le monde.

Laïka Naëlle MAGOURA

 

 

 

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