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Le directeur provincial des Eaux et forêts du Haut-Ogooué, le colonel Célestin Ndinga Ngama, a procédé vendredi dernier, à la présentation de la situation d’orpaillage illégale dans les concessions forestières et aires protégées aux autorités de la province afin de tirer la sonnette d’alarme.

Consciente des énormes dégâts environnementaux, sociaux et économiques causés par l’activité d’orpaillage illégale dans la province du Haut-Ogooué (Sud-est), la direction provinciale des Eaux et Forêts, conduite par son directeur, le colonel  Célestin Ndinga Ngama, a jugé utile de faire un point de la situation de cette activité afin d’emmener toutes les parties à réfléchir pour trouver des solutions rapides dans l’optique d’endiguer le phénomène. 

Forêts dévastées, rivières détruites et déviées, retournements des sols, prolifération des expatriés sans titre de séjour, sur cet espace forestier, populations locales menacées, c’est autant de conséquences, d’après le colonel Ndinga Ngama, manifestes de cette activité illégale dans la province 

«Les conséquences de l’orpaillage illicite dans la province sont nombreuses. Aussi, pour éradiquer ce phénomène, au-delà de la simple mission de police forestière que nous avons toujours effectuée avec les autres forces de sécurité, nous pensons que premièrement il est nécessaire d’installer une permanence militaire pour dissuader ces orpailleurs illégaux», a indiqué le colonel.

Pour sa part, le directeur de la Subdivision Mines Haut-Ogooué/Ogooué-Lolo, Yvon Oterigui, a tenu à saluer dans un premier temps l’initiative de la direction provinciale des Eaux et forêts de présenter la situation de l’orpaillage dans les zones protégées, car c’est une situation qui interpelle aujourd’hui toute la sphère étatique.

«Aujourd’hui, toutes les parties sont concernées, le ministère des Mines, le ministère de la Défense, le ministère de la Protection de la nature et de l’Environnement. Toutes les synergies sont mises en place de manière à ce que nous puissions définir ensemble une stratégie pour résorber le problème de l’orpaillage anarchique sur site. La première action serait de lever la mesure de suspension des activités d’orpaillage active depuis septembre 2018, et dans un second temps de permettre les activités de régulation de se déployer sur le terrain, déguerpir les expatriés qui se sont implantés de manière anarchique et permettre que l’administration puisse de manière paisible venir procéder à la régularisation progressive de ces zones», a expliqué M Oterigui Yvon. 

Zita Sonia Okassa
 

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