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ONU : le Gabon plaide pour « un multilatéralisme réformé »

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LIBREVILLE, 27 septembre 2026 (AGP) – Le Gabon a appelé, samedi, à un retour aux principes fondamentaux du droit international et à un multilatéralisme « inclusif et réformé », lors du Débat général de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies, qui se tient du 22 au 28 septembre, sous le thème : « Rétablir la confiance et gérer la transformation : une ONU qui produit des résultats pour tous », rapporte un communiqué du ministère des Affaires Étrangères.

S’exprimant au nom du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, la ministre des Affaires étrangères, Marie‑Édith Tassyla‑Ye‑Doumbeneny, a d’abord salué la réélection du secrétaire général de l’ONU, António Guterres, souhaitant que son nouveau mandat soit placé sous le signe de « l’écoute, du dialogue et de la recherche inlassable de compromis au service de la paix et de la coopération internationales ».

« Notre monde est traversé par des crises nombreuses, profondes et interdépendantes », a déclaré la cheffe de la diplomatie gabonaise, citant la prolongation des conflits armés, la montée des tensions géopolitiques, les inégalités persistantes, le dérèglement climatique et la multiplication des urgences humanitaires.

Face à ces défis, elle a estimé qu’une seule valeur pouvait encore guider la communauté internationale : la confiance, laquelle passe, selon elle, par un respect renouvelé de la Charte des Nations unies, du principe de non‑ingérence et de la souveraineté des États.

La ministre s’est, à ce titre, félicitée de l’adoption de la résolution 2797 (2025), qui relance le règlement du différend sur le Sahara occidental sur la base du plan d’autonomie sous souveraineté marocaine.

Elle a également plaidé pour un renforcement de la sécurité dans le Golfe de Guinée, « espace maritime dont l’importance pour le commerce international s’accroît chaque jour », et a appelé à la mise en œuvre de la résolution 2719 du Conseil de sécurité relative au financement des opérations de maintien de la paix en Afrique. Une mesure qui, selon elle, « contribuerait à consolider la paix » sur le continent.

Vantant le « leadership » du président Brice Clotaire Oligui Nguema et les orientations du Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026‑2030, Mme Tassyla‑Ye‑Doumbeneny a appelé à un partenariat international renouvelé favorisant la transformation locale des ressources naturelles du Gabon, la diversification économique et le transfert de technologies.

Elle a également demandé une meilleure reconnaissance financière de la contribution du Gabon à la régulation du climat mondial, plaidant pour « un financement juste, adéquat, prévisible et durable ».

Sur la transformation numérique, la ministre a mis en garde contre les risques d’atteinte à la vie privée, de désinformation et de cybercriminalité, déplorant l’absence d’un cadre juridique international efficace face à ces menaces.

La diplomate a par ailleurs salué l’adoption de la résolution 80/250 de l’Assemblée générale sur la traite des esclaves africains, qualifiée de « plus grave crime contre l’humanité ».

Elle a conclu son intervention en réaffirmant qu’il ne pouvait y avoir de gouvernance mondiale légitime sans une participation équitable de l’Afrique aux décisions engageant la paix et la sécurité internationales, et en réitérant le soutien du Gabon à Cuba.

TYM/FE/CBM/AGP

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