PORT-GENTIL, 26 septembre 2026 (AGP) – L’auteure gabonaise Chancia Mapaga a présenté, samedi à Port-Gentil, dans la province de l’Ogooué-Maritime (Ouest), son deuxième roman intitulé On n’épouse pas une divorcée, une œuvre qui dénonce les préjugés sociaux dont sont victimes les femmes divorcées et défend leur droit à la reconstruction, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Après Les Soupirs d’une femme, son premier roman, Chancia Mapaga poursuit son exploration des réalités féminines à travers une œuvre présentée comme une autofiction inspirée d’histoires vraies. Le récit aborde notamment le divorce, la médisance, les abus multiformes, la résilience, la dignité et la reconstruction personnelle.
« Je dénonce un peu les préjugés, les regards que la société a vis-à-vis de la femme divorcée », a expliqué l’auteure, précisant que le titre du livre, volontairement provocateur, vise à susciter le débat autour de cette problématique.
Selon elle, la femme divorcée est encore parfois considérée comme une personne ayant échoué dans sa vie conjugale et qui ne mériterait pas une seconde chance, une perception qu’elle entend remettre en question à travers son récit.
« Une femme divorcée n’est pas une femme finie, c’est une femme qui est capable de se refaire », a-t-elle affirmé, ajoutant qu’« une femme divorcée est capable de se reconstruire, de se remarier et de se choisir ».
À travers ce deuxième ouvrage, Chancia Mapaga dit également vouloir porter la voix de celles qui n’osent pas raconter leur vécu. « Je suis en quelque sorte la voix de celles qui n’osent pas parler et exprimer ouvertement tout ce qui leur arrive, ce qu’elles subissent et vivent », a-t-elle déclaré.

Le public attentif de la présentation dudit roman.
L’auteure s’intéresse également aux représentations du divorce dans certaines traditions et perceptions sociales. Si certaines coutumes gabonaises permettent à une femme divorcée de se remarier, des considérations sociales continuent, selon elle, à lui refuser une seconde chance.
« Votre passé ne définit pas votre avenir. Vous êtes capables de vous refaire, de vous reconstruire et surtout de vous choisir », a-t-elle lancé à l’endroit des femmes confrontées à cette situation.
L’ouvrage a été publié avec l’accompagnement de Terre Noire Éditions, maison d’édition implantée à Port-Gentil depuis 2025. « À partir du moment où l’auteur a un manuscrit, on va travailler dessus pour qu’il soit éditable : mise en page, couverture, correction, relecture, et ensuite l’impression », a expliqué le représentant de la maison d’édition, qui revendique une vingtaine de titres publiés.
Présente à la sortie du livre, une lectrice, Marina Koumba, a estimé que l’œuvre appelle à davantage de compréhension. « On ne devrait pas juger ces divorcées si on ne connaît pas réellement leur vécu, leur histoire », a-t-elle souligné.
Avec On n’épouse pas une divorcée, Chancia Mapaga poursuit ainsi une démarche littéraire centrée sur la femme et entend faire de l’écriture un moyen de donner « une voix aux silences et une lumière à celles qui cherchent le chemin de la reconstruction ».
PMA/FSS/FE/AGP












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