TCHIBANGA, 27 sept. 2026 (AGP) – Les pluies se font toujours attendre à Tchibanga, chef‑lieu de la province de la Nyanga (sud‑ouest du Gabon), où aucune précipitation significative n’a été enregistrée depuis le début du mois de septembre, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Alors que la deuxième quinzaine de septembre est déjà entamée, les habitants de Tchibanga constatent l’absence d’averses, malgré des températures élevées qui donnent à la ville des allures de saison des pluies.
La situation est similaire dans plusieurs localités de l’arrière‑pays nyangais, à l’exception de certaines zones du département de la Basse‑Banio, notamment Mayumba, Panga et Mougagara, situées dans le bassin côtier, où de faibles précipitations intermittentes sont signalées.
« Nous rentrons de nouveau dans la canicule, mais les pluies tardent à tomber alors que nous tirons vers la fin septembre », a reconnu Jean Christian Nguimbi, enseignant.Ce retard des précipitations suscite également des inquiétudes chez les agriculteurs, dont certains ont déjà mis en terre leurs semences, espérant le retour des pluies dès la première semaine de septembre.
« Ce ne serait pas surprenant que beaucoup d’entre nous enregistrent de fortes pertes, vu que les pluies ne viennent pas alors que les plantes sont déjà en terre », a déclaré Patrick Nziengui, cultivateur au village Louango.
Dans la commune de Tchibanga, les jardins agricoles domestiques, aménagés dans les cours ou derrière les habitations, sont de plus en plus visibles. Cette pratique vise notamment à limiter les déplacements vers les plantations situées en périphérie, régulièrement exposées aux incursions des éléphants.

Sol craquelé et asséché en raison du retard des précipitations.
Plusieurs espaces ont déjà été préparés par les habitants, mais certains préfèrent attendre les premières pluies avant de procéder aux semis.
« Comme vous voyez, j’ai fini de défricher et de brûler pour agrandir mon jardin de manioc et de banane plantain. J’attends la pluie pour planter, sinon, sans eau, les plants vont sécher et je serai perdante », a expliqué Hortense Ignounga, agent de l’agriculture à la retraite, rencontrée en pleine préparation de son jardin domestique.
Dans le passé, les premières averses intervenaient généralement dans les premières semaines de septembre dans la province de la Nyanga, après la fin de la grande saison des pluies, autour de la deuxième quinzaine de mai.
Mais ces dernières années, des perturbations du régime des précipitations sont régulièrement observées, dans un contexte de dérèglement climatique.
GRSN/FSS/FE/CBM/AGP












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