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Ngounié / Environnement : Managem met à jour son EIES et lance la consultation publique pour sa future mine d’or industrielle sur le permis G4-911

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Les populations d'Étéké et ses environs présentes à la consultation publique relative à l'Etude d'Impact Environnemental et Social de l'exploitation aurifère primaire.

ETÉKÉ, 18 septembre 2026 (AGP) – Le district d’Etéké, dans le département de l’Ogoulou, a abrité jeudi les consultations publiques relatives à la mise à jour de l’Étude d’impact environnemental et social (EIES) du projet aurifère à grande échelle de la société Managem, sur le permis G4-911 couvrant les zones d’Ovala, Dandomobi et Dango, a constaté l’Agence gabonaise de presse (AGP).

Cette consultation constitue une étape préalable à l’obtention du Certificat de conformité environnementale, nécessaire au démarrage des travaux du projet.

Organisée par le cabinet d’études Terrea Gabon, représenté par MM. Georges Boussougou et Bryan Nandong Assoko, chargés de mission environnement, la rencontre s’est déroulée en présence du gouverneur de la province de la Ngounié, du préfet, des représentants de la Direction générale de l’environnement (DGE), de la Direction générale des mines et des populations.

Elle visait notamment à recueillir les préoccupations des communautés concernées afin de les intégrer au rapport final de l’étude.

Revenant sur l’historique du projet, le cabinet Terrea a rappelé que celui-ci remonte à 2007, avec l’acquisition par Managem d’un permis de recherche destiné à explorer la zone d’Etéké. Après plusieurs campagnes de forage visant à déterminer la quantité et la qualité du minerai aurifère, une étude de faisabilité a été réalisée entre 2017 et 2018, suivie d’une première EIES en 2018.

Après un arrêt de quatre ans, la société a obtenu, en 2022, son permis d’exploitation industrielle G4-911, dénommé « Or Etéké ». D’une superficie initiale de 1.408 km², le permis couvre aujourd’hui environ 840 km², en raison notamment de l’évolution du milieu entre 2018 et 2026 et des changements intervenus dans le cadre légal, avec l’adoption du nouveau Code minier de 2019 et des arrêtés 035 et 107 d’application de l’article 30 du Code de l’environnement.

Sur le plan technique, le projet prévoit une exploitation conventionnelle à ciel ouvert. Deux principales activités sont prévues : l’extraction à l’aide de pelles mécaniques et d’excavatrices, avec recours à des explosifs lorsque la dureté de la roche l’exige, puis le transport du minerai par camions-bennes vers l’usine de traitement.

Le projet sera réalisé en trois phases. La première, prévue de 2026 à 2027, sera consacrée à la construction, notamment à l’ouverture des pistes, à l’édification de l’usine, du parc à résidus miniers, des ateliers et de la base-vie. La production devrait débuter deux à trois ans plus tard, pour une durée estimée de sept à treize ans, voire davantage. La dernière phase portera sur la fermeture et la réhabilitation du site.
Trois zones d’exploitation ont été identifiées : Ovala, avec deux fosses, Dandomobi et Dango.

Rentrée scolaire 2026-2027 : Managem Gabon aux côtés des élèves d’Étéké et ses environs.

En matière de retombées socio-économiques, le cabinet Terrea prévoit la création de plusieurs centaines d’emplois directs.

« Environ 400 à 500 emplois directs vont travailler pour Managem. La moitié sera exclusivement de la main-d’œuvre locale, 100 % du district d’Etéké et des environs. Pour les cadres, à compétence égale, on prendra d’abord celui d’Etéké », a indiqué le cabinet.

Au cours de la consultation, les populations des zones concernées ont notamment soulevé la question des risques de pollution, ainsi que leurs préoccupations en matière de santé publique et de sécurité environnementale.

En réponse, le cabinet a assuré qu’aucune exploitation industrielle n’avait encore débuté.

« Avant de commencer l’exploitation, il faut d’abord que le ministère de l’Environnement délivre le Certificat de conformité environnementale. Une fois le procès-verbal (PV) de cette consultation annexée à l’EIE, le dossier sera déposé au ministère. D’ici la fin de l’année, ils pourront lancer la construction», a précisé M. Boussougou, ajoutant que Managem prendra des mesures pour répondre aux préoccupations environnementales exprimées.

Dans son mot d’ouverture, le gouverneur a rappelé que la consultation publique constitue un préalable légal au processus d’autorisation.

«Sans PV, pas d’EIE validée, pas de certificat, pas de permis, pas d’exploitation », a-t-il déclaré.

Prenant part à cette concertation, le président du Conseil départemental de l’Ogoulou, Jean-Rémi Oscar Manyanga, s’est félicité de la forte mobilisation des populations.

« J’ai constaté l’engouement des populations. Cela prouve qu’elles attachent du prix à comprendre cette norme qui s’installe pour la première fois dans le département », a-t-il déclaré.

Selon lui, le passage à l’exploitation industrielle devrait mettre fin à l’anarchie liée à l’orpaillage artisanal.

«Nous passons à une exploitation industrielle. Les données ont changé et l’État a un droit de regard. Nous espérons voir les routes s’améliorer, les dispensaires », a-t-il ajouté.

En marge des consultations, Managem a procédé à une distribution symbolique de kits scolaires à l’école publique d’Etéké. Cette action volontaire sera étendue à l’ensemble des écoles primaires du district dans les prochains jours.

LLKK/FSS/FE/AGP

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