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Gabon/Enseignement supérieur : le SNEC‑USTM maintient sa grève

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FRANCEVILLE, 17 septembre 2026 (AGP) – Le Syndicat national des enseignants‑chercheurs (SNEC) de l’Université des sciences et techniques de Masuku (USTM) situé dans la province du Haut-Ogooué ( sud-est du pays), a décidé de maintenir son mouvement de grève, à l’issue d’une assemblée générale tenue ce jeudi, a constaté l’Agence gabonaise de presse.

Selon le syndicat, les conditions nécessaires à une rentrée académique apaisée ne sont pas encore réunies. Le SNEC évoque notamment des préoccupations liées aux infrastructures et à la situation des enseignants‑chercheurs.S’agissant des infrastructures, le SNEC reconnaît l’avancement des travaux de réhabilitation engagés sur le campus, mais estime que plusieurs besoins demeurent. Il cite notamment la réhabilitation et l’équipement des laboratoires, la dotation de certaines salles en tables‑bancs, ainsi que la remise à niveau de la salle polyvalente.

Le principal point de revendication reste toutefois le paiement des vacations. À la suite d’un audit, une enveloppe exceptionnelle de 700 millions de francs CFA avait été débloquée sur instruction du président de la République pour contribuer au règlement des sommes dues aux enseignants. Cette enveloppe n’aurait cependant pas été intégralement consacrée au paiement des vacations, déplore le syndicat, laissant une partie des enseignants concernés sans règlement.

Les vacataires représenteraient environ 45 % du personnel enseignant de l’USTM, selon le SNEC. Le syndicat réclame également une amélioration de la situation des jeunes enseignants, qui seraient confrontés à près de trois années d’arriérés de salaires.

« Pour le moment, le mouvement de grève continue », a indiqué le responsable du SNEC‑USTM, Dr Ferdinand Evoung Evoung, tout en réaffirmant la disponibilité du syndicat à poursuivre le dialogue et les négociations avec les autorités.

La poursuite de la grève suscite des inquiétudes chez les étudiants, en raison du retard déjà accumulé dans le calendrier académique 2025‑2026. Selon Boussougou, président de la mutuelle de la faculté des Sciences, certains étudiants, notamment ceux devant effectuer des stages, accusent déjà des retards dans leur parcours.

À ces difficultés s’ajoutent les charges liées au logement et à la vie quotidienne à Franceville. Les étudiants soulignent que près de 90 % d’entre eux ne sont pas originaires de la province du Haut‑Ogooué, ce qui accroît la pression financière sur leurs familles. Ils appellent à des solutions rapides pour permettre une reprise effective des activités académiques.

TLAM/FSS/FE/CBM/AGP

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