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Maman Matsono, une sexagénaire est portée disparue depuis le mois de mars dernier dans la forêt du village Leyonga dans le département de la Louétsi-Bibaka dont le chef-lieu est Malinga, dans la province de la Ngounié (Sud), alors qu’elle vaquait, comme à l’accoutumée, à ses activités champêtres, mais les recherches restent jusque-là vaines, selon une source digne de foi.

Partie le jeudi 4 mars 2021 de la maison pour la brousse chercher des asperges, elle n’est jamais rentrée au village. Elle s’était donné une activité de vente de ce précieux produit sur le marché local, car l’asperge est une plante monocotylédone herbacée comestible cuite, donc un légume très apprécié dans les foyers. Celle qui est affectueusement appelée ’’maman Matsono’’ devrait sûrement servir son produit à un mariage à la coutume qui se préparait le week-end avant sa disparition. Pour l’heure, le village Leyonga est en émoi.

D’après des riverains, ’’maman Matsono » autrefois quand elle rentrait à une heure passée du soir, nous allions souvent à sa rencontre», sauf que ce jeudi l’attente a été longue. Alertés par la famille, chasseurs et autres courageux se sont déployés à sa recherche, lançant des cris d’appels, sans suite. S’est-elle égarée, a-t-elle croisé un python affamé ou une bête féroce, autant d’interrogations ? 

Cependant, ’’nous avons juste trouvé ses effets soigneusement rangés, mais sans empreintes ni de signe de direction’’, aurait raconté un proche triste. Malgré la tenue du mariage, les recherches se sont poursuivies toujours sans suite.

Il ressort que cette disparition étrange, qualifiée de mystique dans le village, n’est pas le premier cas dans le département. En 2016, au village Moukouagna, une bourgade de Malinga, un sexagénaire avait disparu mystérieusement laissant lui aussi les mêmes indices. Dans ce même village, une dame et ses deux nièces, parties pour une partie de pêche dans une rivière habituelle disparurent près de trois jours avant de réapparaitre. Elles furent sauvées par un charlatan qui avait fait ses ’’prouesses’’ lors d’une consultation. D’après la mésaventure, elles n’étaient pas revenues de la partie de pêche au lieu habituel. Vers le coucher du soleil, elles décident de rentrer, puis, étrangement, le chemin devient de plus en plus long sur une distance bien connue, comme si un esprit de la forêt les enfonçait dans la jungle, marchant deux jours dans l’inconnu. «C’est au troisième jour que nous étions assises sous un arbre, nous n’avions ni faim ni soif, non plus de fatigue», aurait confié M.A, victime.

Il se susurre que si ces dernières avaient encore passé une journée dans cet environnement mystique, elles se seraient transformées en monstres de forêt plus connus dans la légende par ses larges pieds, le «big foot». Pour ’’maman Matsono’’, la lueur d’espoir n’est peut-être pas encore éteinte.

USN/JPM
 

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