LIBREVILLE, 17 Mai 2026 (AGP)- Le 17 mai demeure désormais une date marquante dans la mémoire des fidèles catholiques de Libreville et de nombreux gabonais. Il y a exactement un an, la Cathédrale Notre-Dame de l’Assomption Sainte-Marie fermait officiellement ses portes par décision de Monseigneur Jean-Patrick Iba-Ba, Archevêque Métropolitain de Libreville, en raison des graves dégradations constatées au niveau de sa charpente. Décryptage.
“Cette décision (prise le 17 mai 2025, Ndlr), douloureuse mais nécessaire, avait suscité émotion et inquiétude. Au-delà d’un simple édifice religieux, la cathédrale Sainte-Marie représente un haut lieu spirituel, historique et national. Depuis des décennies, elle accueille les grandes célébrations liturgiques de l’Archidiocèse, les moments forts de la vie ecclésiale du Gabon, mais aussi des événements majeurs qui marquent l’histoire de notre pays”, fait savoir l’Abbé Virgile Backoussou, Vicaire à la Cathédrale Notre-Dame de l’Assomption Sainte-Marie.
Un an plus tard, le visage de la cathédrale change progressivement. Là où le danger imposait le silence et la prudence, l’espérance et le travail ont pris le relais. Depuis plusieurs mois, plus de 500 ouvriers, techniciens, artisans et spécialistes se succèdent avec dévouement pour redonner solidité, beauté et dignité à cet édifice emblématique du patrimoine gabonais.

Les travaux réalisés impressionnent. On y découvre la nouvelle charpente majestueuse, la restauration des structures, la mise en valeur des volumes intérieurs, la rénovation progressive des vitraux et des espaces liturgiques.
Peu à peu, la cathédrale retrouve son souffle. Elle semble déjà annoncer les futures assemblées de prière, les chants liturgiques, les ordinations, les mariages, les baptêmes et les grandes célébrations qui feront à nouveau vibrer ses murs.
Cette restauration dépasse la seule question architecturale. Elle est aussi un signe de foi, de persévérance et d’attachement profond du peuple de Dieu à sa maison spirituelle. Derrière chaque poutre replacée, chaque échafaudage dressé et chaque pierre restaurée, il y a la générosité des fidèles, les sacrifices discrets, les prières et l’espérance d’une communauté mais aussi des personnes de bonne volonté qui refusent de laisser s’effondrer un symbole de son identité.
Aujourd’hui, l’heure n’est pas seulement au souvenir de la fermeture, mais également à l’action de grâce pour le chemin parcouru. La cathédrale se relève lentement, avec patience, avec espérance et détermination. Comme disait l’Abbé Ndangha Mbome Ndong, le curé de la paroisse dans son mot pour cet anniversaire : “Quelle grâce immense ce sera de pouvoir à nouveau nous rassembler dans cette maison qui porte tant d’histoire, de foi et de mémoire ! Cette réouverture ne sera pas seulement celle d’un édifice restauré; elle sera le signe vivant d’une communauté demeurée debout dans l’épreuve, unie dans la foi et portée par l’espérance. Continuons donc de prier, de nous mobiliser et de garder vivant ce beau sentiment d’appartenance qui nous a permis de traverser cette année difficile.”
Le temps est aux prières afin que cette maison de Dieu revienne plus belle encore, prête à accueillir de nouveau la prière des fidèles, la célébration des saints mystères et le témoignage vivant de l’Église au cœur de la capitale gabonaise.
“Que Notre-Dame de l’Assomption veille sur cette œuvre de restauration et sur tous ceux qui y travaillent chaque jour”, lance l’Abbé Virgile Backoussou.
EN/JM/FE/AGP












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