PORT-GENTIL, 3 mars 2026 (AGP) – Le gouvernement gabonais poursuit, ce lundi, le processus d’élaboration du plan de l’espace marin, dans le cadre de l’accord signé en 2023 au titre du « prêt bleu », destiné à protéger et gérer durablement les ressources halieutiques, a constaté l’Agence Gabonaise de Presse.
Responsable du plan de l’espace marin au sein du projet « Obligation bleue » du ministère en charge de la Mer, Jean-Noël Bibang Bi Nguema a expliqué que cette démarche vise à « identifier l’ensemble des activités que l’État et les populations mènent en mer, les cartographier et les organiser afin que les unes n’entravent pas les autres ».
Il a rappelé qu’en juin 2017, le Gabon avait créé un réseau de neuf parcs marins et onze réserves aquatiques, sous l’impulsion du président d’alors, Ali Bongo Ondimba. « Lorsque l’État s’engage à finaliser le plan de l’espace marin à l’horizon 2026, il était de bon aloi de revenir vers les populations pour recueillir leurs avis sur cette initiative », a-t-il souligné.
En juin 2025, une première phase d’état des lieux a permis de consulter les communautés et les parties prenantes, notamment sur la mise en place des aires marines protégées. À l’issue de cette étape, une proposition de zonage a été élaborée puis présentée aux populations.
Ce zonage, qui devra être validé par le gouvernement au plus tard le 1er octobre 2026, constitue l’un des engagements pris par l’État dans le cadre du prêt bleu. Le processus se veut participatif et transparent. « Nous recueillons les avis, nous allons les examiner avant de revenir une troisième et dernière fois présenter le projet définitif, qui sera ensuite soumis à la validation du gouvernement », a précisé M. Bibang Bi Nguema.
Si l’atelier peut sembler s’adresser principalement aux pêcheurs, le responsable insiste sur son caractère inclusif. « Le projet concerne l’ensemble des groupes socioprofessionnels : pêcheurs, acteurs de la conservation, autorités locales, chefs de village et présidents d’associations », a-t-il indiqué.
Présent aux échanges, un pêcheur artisanal, Koffi, a salué l’initiative tout en appelant à la vigilance. « Nous vivons de la mer. Si le zonage permet de mieux protéger la ressource et d’éviter les conflits entre pêche industrielle et artisanale, c’est une bonne chose. Mais il faut que nos réalités soient réellement prises en compte », a-t-il confié, exprimant l’espoir que ce plan garantira à la fois la préservation des ressources et la survie des communautés.
PMA/LKM/FSS/AGP










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