PORT-GENTIL, 25 avril 2026 (AGP) – Le ministre de la Mer, de la Pêche et de l’Économie bleue, Aimé Martial Massamba, a pris part vendredi 24 avril à une opération de débarquement des navires de pêche de l’armement “Astipeche”. à Port-Gentil (Ouest), dans la province de l’Ogooué-Maritime, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Cette visite s’inscrit dans une démarche d’évaluation des capacités de débarquement et de stockage d’un opérateur privé, au terme d’une campagne de pêche exploratoire de six mois menée dans la Zone économique exclusive (ZEE) gabonaise.
L’ objectif affiché est également d’apprécier le potentiel en crustacés de fond, notamment les crevettes. Selon le membre du gouvernement, cette descente sur le terrain revêt un caractère stratégique pour l’État, soucieux de structurer la chaîne de valeur halieutique.
« Il s’agit de voir comment l’État, via les opérateurs privés, peut organiser les unités de débarquement et de stockage qui nous manquent », a-t-il indiqué. Les premières observations issues des captures enregistrées suscitent de l’optimisme. « Les quantités obtenues donnent de l’espoir quant à une éventuelle extension du permis d’exploration », a-t-il ajouté, évoquant un environnement favorable à la production de crevettes de fond.
De son côté, Saïd, armateur marocain impliqué dans cette campagne, a précisé que l’opération s’inscrit dans un cadre strictement expérimental en collaboration avec les autorités gabonaises. « Nous devons pêcher, répertorier et analyser toutes les données collectées avec l’appui d’observateurs embarqués », a-t-il expliqué. En près d’un mois en mer, ses équipes estiment avoir capturé environ dix tonnes de crevettes roses, dites royales. Une production qui témoigne, selon lui, du potentiel exploitable des eaux gabonaises.

Cependant, les opérateurs du secteur n’ont pas manqué de soulever plusieurs difficultés. Le coût élevé du gasoil, la concurrence des crevettes importées et l’obsolescence des zones de pêche figurent parmi les principales préoccupations. Aussi, une responsable d’”Amerger Gabon” a notamment déploré une baisse de 40 % du chiffre d’affaires en 2025, liée à l’afflux de produits importés à faible taxation. Face à ces défis, le ministre a assuré que l’État entend jouer pleinement son rôle de régulateur afin d’accompagner les acteurs locaux et préserver une filière jugée stratégique pour l’économie nationale.
PMA/SMM/FE/AGP











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