PORT-GENTIL, 26 avril (AGP) – En visite de terrain dans le département d’Étimboué, à Omboué, dans la province de l’Ogooué-Maritime (Ouest), le ministre de la Pêche, de l’Aquaculture et de l’Économie bleue, Aimé Martial Massamba, a salué les avancées enregistrées dans le développement de la filière aquacole et la relance des activités halieutiques locales, à l’issue de son passage à la ferme piscicole de la Fondation Ozoungué et au centre de pêche d’Omboué, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Au niveau de la ferme piscicole, soutenue par un financement de la société Perenco à travers la Fondation Ozoungué, le membre du gouvernement a relevé le potentiel considérable de l’aquaculture au Gabon. « Cette initiative nous inspire confiance en l’avenir, car face à l’épuisement progressif des ressources naturelles, le développement de l’aquaculture constitue une alternative crédible », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’orienter les politiques publiques vers une exploitation durable des ressources.
Dans la continuité de cette visite, le ministre s’est rendu au centre de pêche d’Omboué, où il a constaté un regain des activités halieutiques. Il a toutefois relevé l’un des défis majeurs du secteur, notamment l’insuffisance des infrastructures de débarquement. À cet effet, il a évoqué la nécessité de moderniser les installations existantes afin d’améliorer les capacités de débarquement, de stockage et de transformation des produits de la pêche, condition essentielle pour valoriser les ressources disponibles.

Pour sa part, le chef de brigade de pêche d’Omboué, Franck Dounga, s’est félicité de la qualité des échanges avec l’autorité ministérielle. Plusieurs problématiques ont été abordées, notamment l’approvisionnement du centre, la régulation des prix et la présence de pêcheurs non nationaux en zone réservée. Des commissions devraient être mises en place pour proposer des solutions adaptées, dont la création d’un site de débarquement à façade maritime.
Par ailleurs, les responsables de la ferme piscicole ont présenté un processus technique structuré d’élevage, avec une capacité actuelle d’environ 75 000 poissons et une première mise en vente envisagée d’ici fin juillet, augurant ainsi de nouvelles opportunités pour la sécurité alimentaire et la lutte contre la vie chère.
PMA/SMM/FE/AGP










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