LIBREVILLE, 21 juin 2026 (AGP) – La famille du cinéaste Philippe Mory, en partenariat avec le ministère de la Culture et des Arts et l’Institut gabonais de l’image et du son (IGIS), a commémoré, samedi 21 juin à Libreville, le 10e anniversaire de sa disparition à travers un culte d’action de grâce et la projection de l’une de ses œuvres, en présence du ministre d’État chargé de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, du ministre de la Culture et des Arts, Paul Ulrich Kessany, et du directeur général de l’IGIS, Samson Elibigui, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
« C’est un moment d’émotion. Philippe Mory fut un grand cinéaste, un père de famille aimant et un homme qui a porté haut les couleurs du Gabon dans le cinéma depuis les années 1960 », a témoigné Camélia Ntoutoume Leclercq.
Cette commémoration fait suite à une première cérémonie organisée le 7 juin à Lambaréné dans un cadre familial. Elle vise à honorer la mémoire d’un pionnier qui a contribué au rayonnement international du Gabon. « Ce que nous faisons aujourd’hui est un devoir de mémoire. Trop peu de figures de la culture gabonaise sont mises en valeur alors qu’elles ont participé au prestige du pays », a souligné Hortense Mory, l’une des filles du réalisateur.
Pour Paul Ulrich Kessany, la projection des œuvres de Philippe Mory constitue bien plus qu’un hommage. « C’est un acte de continuité. Ses idées, ses combats et ses rêves continuent de vivre à travers nous. »
Le ministre a rappelé que cette célébration s’inscrit dans une démarche plus large de valorisation du patrimoine culturel national, évoquant notamment les récentes initiatives consacrées à Georges Damas-Aleka.

Il a également réaffirmé la volonté du chef de l’État et chef du Gouvernement de professionnaliser le secteur culturel. « Le temps où l’artiste devait considérer son art comme un sacrifice est révolu. Nous voulons bâtir un environnement où la création est reconnue, structurée et rémunératrice. Philippe Mory nous a montré la voie », a-t-il indiqué.
Le réalisateur Henri Joseph Koumba a, pour sa part, salué l’héritage laissé par celui qu’il considère comme « la figure tutélaire du cinéma gabonais ». Il a rappelé que Philippe Mory fut le premier cinéaste africain à participer au Festival de Cannes en 1963 avec le film La Cage.
Hortense Mory n’a pas manqué de proposer la création, au Musée national, d’un espace dédié aux grandes figures du pays afin de préserver leur mémoire et de transmettre leur parcours aux générations futures.
JM/CBM/RL/AGP













Commentaires