Société & Culture

Gabon / Outrage au chef de l’État : la CNDPC appelle à des mesures fortes contre les dérives sur les réseaux sociaux

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LIBREVILLE, 13 août 2026 (AGP) – La Commission nationale de la démocratie et de la participation citoyenne (CNDPC) a appelé jeudi le Gouvernement à prendre des mesures fermes face aux dérives observées ces derniers jours dans les médias et sur les réseaux sociaux, selon un communiqué parvenu à l’Agence gabonaise de presse.

Dans une déclaration signée par son président, Dr Séraphin Moudounga, la CNDPC rappelle que la Constitution protège à la fois la fonction présidentielle, la famille et le mariage. Elle s’appuie notamment sur l’article 25 qui dispose que « la famille est la cellule de base naturelle de la société » et que le mariage en constitue le support, tandis que l’article 26 encadre l’exercice des libertés publiques, notamment la liberté d’expression, par le respect de la loi, de l’ordre public et des droits d’autrui.
« La Commission nationale de la démocratie et de la participation citoyenne considère ces atteintes comme une volonté manifeste de désacralisation de l’institution première qu’est le président de la République », souligne-t-elle.

Face à ces dérives qui, selon elle, menacent la paix sociale, l’identité culturelle ainsi que la sécurité nationale, la CNDPC recommande l’enclenchement des mécanismes judiciaires prévus par la législation gabonaise. Elle invite notamment le Garde des Sceaux à saisir les autorités judiciaires compétentes afin que des poursuites puissent être engagées contre les auteurs de contenus jugés constitutifs d’infractions, y compris lorsque ceux-ci résident à l’étranger, conformément aux mécanismes de coopération judiciaire internationale.

La CNDPC plaide enfin pour un renforcement du cadre juridique applicable au cyberespace gabonais et pour une réflexion à l’échelle sous-régionale et continentale. Elle cite en exemple le Digital Services Act de l’Union européenne, présenté comme un dispositif visant à responsabiliser les plateformes numériques et à lutter contre les contenus illicites et la désinformation.

Pour la Commission, le Gabon devrait œuvrer à l’élaboration d’un cadre CEMAC, CEEAC, voire continental, afin de contribuer à « la souveraineté et à la sanctuarisation du cyberespace panafricain », tout en conciliant liberté d’expression, protection des citoyens et préservation de l’ordre public.

JPMM / JM / FE/FSS/AGP 

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