LIBREVILLE, 6 juillet 2026 (AGP) – Le secrétaire général du ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la vie chère, Michel Tsamba, a ouvert ce lundi à Libreville la cérémonie de signature de la Convention de Coopération COSUMAF – CIMA – AMF-UMOA, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Le Secrétaire général, Michel Tsamba, a rappelé qu’en accueillant la signature de cette convention de coopération entre la COSUMAF, la CIMA et l’AMF UMOA, le Gabon réaffirme « son attachement à l’intégration économique et financière du continent », ainsi qu’à l’émergence d’institutions « capables d’accompagner durablement le financement du développement de nos économies ». Pour lui, cette convention porte le message « d’une Afrique qui fait le choix d’une coopération renforcée, d’une intégration financière plus aboutie et d’une mobilisation de toutes les ressources internes pour soutenir son développement ».
Pour la présidente de la COSUMAF, Jacqueline Adiaba-Nkembe, cette signature constitue « un engagement commun » car la régulation financière « n’est pas une affaire de techniciens ». C’est « une affaire d’État, une affaire de souveraineté, une affaire de développement », a-t-elle plaidé. Selon elle, il ne s’agit pas simplement de mettre trois régulateurs côte à côte, mais plutôt de créer « une architecture régionale de confiance, capable de parler d’une seule voix aux investisseurs, aux épargnants et aux partenaires internationaux de notre continent ».
Cette convention tripartite vise à lier la régulation à la croissance grâce au partage d’informations et à l’assistance technique mutuelle, afin d’aller vers « une convergence de nos normes » en reliant l’épargne assurantielle et l’investissement boursier. Pour la présidente Adiaba-Nkembe, il s’agit de relier l’Afrique centrale à l’Afrique de l’Ouest. Quant au secrétaire général de la CIMA, Éric Rochereau Koaghu Tchuisseu, il estime que cette signature vient « briser définitivement les cloisonnements sectoriels et géographiques pour faire éclore un écosystème financier intégré, robuste et interconnecté au service du développement économique de nos États membres ».
Pour la CIMA, cette convention tripartite répond à trois impératifs majeurs : la convergence réglementaire, la stabilité financière et la gestion mutualisée des risques, afin de mieux surveiller les risques systémiques et de lutter activement contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Enfin, le président de l’AMF UMOA, Kossi Tenou, a rappelé que les marchés financiers et le secteur des assurances sont deux piliers jouant des rôles complémentaires dans le financement de nos économies. La convention fixe un cadre de coopération tripartite en matière de protection des investisseurs, des épargnants et des assurés, de transparence des marchés, de stabilité financière, d’échange d’informations et de supervision des assujettis.
CM/ MIM/FE/EN/AGP









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