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Privée de la majorité de ses cadres, c’est une équipe nationale du Gabon ‘’bis’’ qui a livré une piètre copie hier lundi face à l’Angola (0-2), lors de la 6e journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN). Une défaite heureusement sans conséquences certes, mais qui a le mérite d’interpeller les responsables en charge du football quant à l’urgence de très vite relancer le National-Foot à l’arrêt depuis un an.

Lorsqu’une défense est plus désastreuse que celle du FC Barcelone face au Bayern Munich (2-8), pour tenter d’apporter un soutien aux jeunes lancés hier lundi dans le grand bain par Patrice Neveu, plus besoin de répondre à cet international gabonais qui a eu des mots pas tendres à l’endroit de nos confrères de Gabon Télévision. Passons.

Comme nous le faisions remarquer tantôt dans l’une de nos précédentes sorties, nous insistions sur la notion «d’institution», que celle que représente une équipe nationale, peu importe la discipline. La ramener au simple stade de «centre de formation» où lieu de «pèlerinage» où l’on viendrait juste accomplir le cérémonial, profiter des privilèges et avantages qu’elle offre, puis retourner tranquillement vaquer à ses occupations est tout simplement réducteur. C’est mal connaitre, le sacré saint et la valeur qu’une sélection nationale représente. Les anecdotes et grands faits historiques des épopées d’Azingo National, partagées et racontées par l’ancien international gabonais, Valery Ondo, également présent dans la délégation gabonaise pour les deux matchs livrés face à la République Démocratique du Congo (RDC) et l’Angola, ont suffi à nous convaincre que la sélection nationale du Gabon a perdu son lustre d’antan. Paradoxalement au moment où elle possède l’une des meilleures joueurs générations depuis son existence avec en prime, l’un des meilleurs attaquants du continent, Pierre Emerick Aubameyang.

Que les thuriféraires et partisans du moindre effort comprennent finalement qu’une sélection nationale est la conjonction des meilleurs éléments ou atouts dont dispose un pays, peu importe l’origine, la culture, sa couleur de peu ou son appartenance religieuse…etc. Seuls les meilleurs, au moyen de leurs performances individuelles et efforts collectifs en clubs sont retenus pour apporter ce plus, dont le sélectionneur en retour, en aura besoin pour mener celle-ci vers la victoire.

Etre aujourd’hui appelé en équipe nationale du Gabon, pour l’unique et simple raison d’être affublé du statut de joueur expatrié ou professionnel, est un subtil raccourci qui cache en réalité, l’incapacité ou l’impossibilité du sélectionneur à avoir un échantillon de choix beaucoup plus large, tant qualitatif que quantitatif. Ce qui nous a conduits au triste scénario qu’on connait aujourd’hui. Puisque désormais, il suffit de jouer ou aller «inscrire son nom» dans l’effectif d’un club de première ou deuxième division thaïlandais, chypriote, indien, ou népalais,  avoir un groupe de lobbys qui gravitent autour de la sélection nationale pour espérer être convoqués. Tout ceci au détriment des joueurs locaux parfois même meilleurs que ceux choisis, mais tout simplement victimes de l’arrêt du National-Foot depuis un an. Et dont il va falloir très vite relancer pour renforcer l’équipe nationale du Gabon, dont on a tous vu hier qu’elle manquait cruellement d’un véritable banc. 

Fusher Edzang (Envoyé Spécial à Luanda (Angola)
 

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