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Au cours d’une réunion organisée il y a quelques jours à Ilendo, regroupement de villages du département de la Mougalaba (Guietsou),  les populations ont opté pour la mise en place des barrages sonores à l’aide des boites de conserves vides et autres objets pouvant émettre du son, mais attachés sur de longs fils mis à la merci du vent, pour faire reculer les éléphants.

Ayant été victimes plusieurs fois des éléphants dévastateurs de plantations, les populations des villages Mandji-Dakar, Bilingui, Wéliga, Masaya, Nyanga, Imanga et Ilendo-centre se sont retrouvées autour de leurs auxiliaires de commandement pour trouver un tant soit peu des solutions dissuasives contre  le phénomène des éléphants. 

Au cours de leurs discussions, certains ont émis l’idée de placer des pièges avec fosses. Mais la majorité a opté pour les barrières sonores faites avec boites des conserves rattachées aux fils entourant la plantation. Ceci dans l'optique d'éviter au maximum de tuer cette espèce intégralement protégée, même en situation de défense.

Donc le système consiste à faire résonner les clochettes dès la moindre bousculade par le truchement du vent ou d'une bête qui chercherait à s’introduire dans la plantation. Les clochettes étant sensibles au toucher. 

Les femmes n’ont pas été en marge des contributions. Elles ont proposé d’accrocher des vêtements non utilisésau niveau des souches et troncs d’arbres surtout de couleur blanche et rouge  dans les plantations pour les dissuader. «Je pense que l’on ne peut faire qu’avec nos moyens du moment. Il faut que l’Etat nous vienne en aide pour sauver nos cultures. Car Tyer un éléphant revient aujourd'hui à chercher des ennuis avec la justice», s’est plaint une paysanne.

«C’est écœurant de débrousser, faire abattre, brûler, semer, sarcler et ne pas récolter le fruit de sa souffrance avec bonheur, mais voir toute la plantation abimées par les espèces intégralement protégées, sans dire mot’’, a fait remarquer une autre dont le mari se gardait toujours de l’accompagner en brousse en compagnie de son fusil de chasse de type calibre 12, pour se parer à toute éventualité.

Pour l’heure l’Etat est en train de tester un système de barrage électrique autour des plantations dans la province de l’Ogooué-Ivindo (nord-est). Avant toute autre option telle que la battue dans les zones décimées et confirmées par les agents des Eaux et Forêts. Cela a d'ailleurs valu une récente mission d’inspection inter provinciale d’une délégation conduite par le président du Conseil économique social et environnemental (CESE),  René Ndemezo’o  Obiang Essono, pour se rendre compte des dégâts causés par les éléphants et les primates.

IPK/JPM

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