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Battue par une équipe  angolaise décomplexée et joueuse, la sélection nationale du Gabon a livré une prestation décevante, et mis en lumière la piètre qualité de son banc de touche.

C'était la soirée des premières. Premier onze de départ inédit du sélectionneur national, Patrice Neveu, avec pour seuls rescapés du match de la qualification face à la République Démocratique du Congo, Bruno Ecuele, Yohan Obiang, Lloyd Palun, et Kanga Guelor. Première plus large défaite de l'équipe durant ces éliminatoires de la Coupe d'Afrique des nations (0 but contre 2).On aurait même pu ajouter pour le symbole, la première fois que l'ex-international Fabrice Do Marcolino, chantait l'hymne national du Gabon en acappella, suite à un souci technique intervenu peu avant la rencontre.  

Pour revenir au match proprement dit,  il faut souligner dans un premier temps la lucidité et le courage de Patrice Neveu qui a fait avec les moyens du bord, pour monter une équipe constituée en grande partie de novices, et dont on était sûr qu'elle allait manquer de cohérence, de consistance et surtout de cohésion dans sa façon de jouer. On ne lui tiendra pas donc rigueur. Bien au contraire, il a fait ce qu'il fallait faire l'idée de donner du temps de jeu, mais aussi approfondir son regard sur les néos internationaux, en l'absence de certains cadres. 

L' occasion leur a donc été donnée. Et c'est peu dire qu'ils sont loin de prétendre concurrencer les titulaires habituels. Car on a  bien vu l'énormité du fossé. Ils doivent d'ailleurs se remettre en cause. Et par honnêteté footballistique, revoir leurs ambitions à la baisse pour ce qui est de leur plan de carrière en sélection nationale. L' équipe première du Gabon n'étant pas un champs d'expérimentation où une salle de jeu de loterie dans lequel tout joueur, fusse t-il professionnel, évoluant en Afghanistan ou Îles Féroé, viendrait s'aventurer sans en avoir réellement le niveau au préalable. 

On a bien vu, à moins d'être ” fana” que les  Fahd Nzengue, Anthony Oyono,  Assumu Akue, Gaëtan Missi et autres Kevin Mayi, n'ont clairement pas le niveau. Mieux, ils ne sont pas des alternatives fiables pour permettre au Gabon d'avoir  un banc de qualité au moment où le pays s'apprête à discuter la Coupe d'Afrique des nations (CAN) dans quelques mois. L'absence d'une profondeur du banc de touche est donc un point que Patrice Neveu doit devoir régler très vite. D'autant que la Can, c'est quasiment demain. Il n'a donc plus du temps à perdre. 

Fusher Edzang (Envoyé spécial à Luanda)

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