LIBREVILLE, 12 mars 2026 (AGP) – Avec une croissance projetée de 3,7 % en 2026, le Gabon se hisse en tête des économies de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), qui regroupe le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine et le Tchad, à en croire les dernières projections macroéconomiques de la Banque mondiale.
Cette performance intervient dans un contexte régional marqué, en 2024, par une situation budgétaire fragilisée : baisse des recettes issues des matières premières, hausse des dépenses publiques et déficit budgétaire moyen de 1,3 % du PIB au sein de la CEMAC. Malgré ces tensions, notamment liées à la guerre russo‑ukrainienne, les économies de l’Afrique centrale amorcent une reprise progressive, portée par une amélioration des perspectives macroéconomiques.
Pour consolider cette dynamique, la Banque mondiale recommande aux États membres de renforcer la gouvernance et la gestion des finances publiques, en améliorant la transparence, la passation des marchés, la gestion des investissements et la surveillance des entreprises publiques. L’institution appelle également à accroître les investissements dans le capital humain et les infrastructures productives, notamment dans l’éducation, la formation professionnelle, la santé, la protection sociale, l’énergie, les transports et le numérique.
Doté d’importantes richesses naturelles, le Gabon est encouragé à renforcer la transparence dans les secteurs extractifs et à stimuler la création de valeur ajoutée locale dans la foresterie, l’agriculture et la pêche. La Banque mondiale insiste aussi sur la nécessité de mobiliser davantage de financements climatiques et de plaider pour une compensation équitable des services environnementaux rendus par les forêts du Bassin du Congo.
Acteur majeur de la protection de l’environnement, le pays est invité à promouvoir une croissance durable fondée sur le capital naturel renouvelable, notamment à travers l’écotourisme, l’agroforesterie, l’amélioration de la productivité agricole et le développement de centres de recherche sur les plantes médicinales et autres ressources forestières.
Conscient de la nécessité de réduire sa dépendance au pétrole, le Gabon mise également sur le secteur minier, qui pourrait bénéficier du lancement récent de l’exploitation du gisement de fer de Belinga et de la mise en valeur d’un nouveau site minier attendue en 2026. La relance de plusieurs projets d’infrastructures et l’expansion du secteur des services devraient également soutenir l’activité économique et contribuer à maintenir la croissance à 3,7 %.
En attendant l’actualisation des projections, dont les résultats seront publiés d’ici le 13 avril prochain, Libreville entend poursuivre ses efforts pour consolider ses performances économiques et maintenir sa position de leader au sein de la CEMAC.
LNL/CBM/WM/EN/AGP









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