LIBREVILLE, 15 juillet 2026 (AGP) – Le Forum africain de l’eau s’est ouvert ce mercredi à N’Djamena, en République du Tchad, sous le thème « De la vision à l’action », réunissant plusieurs chefs d’État, partenaires techniques et financiers autour de l’objectif d’accélérer les investissements et les réformes en vue de garantir un accès durable à l’eau et à l’assainissement en Afrique, rapporte un communiqué de la Présidence gabonaise.
En marge de cette première journée, le président de la République gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est entretenu avec son homologue tchadien, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, en présence du président béninois Romuald Wadagni, également présent à N’Djamena pour prendre part à ce rendez-vous continental.
À l’issue de cette rencontre, le chef de l’État gabonais a rejoint les autres délégations pour la cérémonie officielle d’ouverture, marquée par les interventions des autorités tchadiennes, des partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale, ainsi que des chefs d’État invités.

Prenant la parole aux côtés de ses pairs, parmi lesquels le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et le président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Brice Clotaire Oligui Nguema a dressé un constat sur la situation hydrique du continent, caractérisée par l’abondance des ressources naturelles mais aussi par les difficultés persistantes d’accès à l’eau potable pour des millions d’Africains.
« Garantir un accès universel à l’eau potable n’est pas seulement une priorité stratégique, c’est un impératif vital pour le développement, la santé et la dignité de nos populations », a déclaré le président gabonais.
Le chef de l’État a présenté les réformes engagées par le Gabon pour moderniser durablement le secteur de l’eau. Il a notamment évoqué l’adoption d’un Code de l’eau moderne, la séparation de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) en deux entités distinctes consacrées respectivement à l’eau et à l’électricité, ainsi que l’élaboration d’un Pacte national hydrique et d’un portefeuille national de projets prioritaires destinés à renforcer les investissements dans ce secteur stratégique.

Évoquant les défis auxquels son pays fait face, Brice Clotaire Oligui Nguema a rappelé que le Gabon a décrété un état d’urgence hydrique au premier semestre 2026. Il a souligné que « disposer de ressources hydriques ne suffit pas sans une gouvernance solide, des infrastructures fiables et un financement adéquat », appelant à conjuguer réformes, investissements et bonne gouvernance.
Le président gabonais a également plaidé pour la mise en place de mécanismes de financement mieux adaptés aux réalités africaines et pour une meilleure valorisation des compétences locales dans la réalisation des projets hydrauliques.
« Le Gabon vient à N’Djamena non pour exposer une richesse, mais pour proposer un partenariat. Nous avons la ressource, nous avons désormais la réforme du secteur, nous avons le portefeuille de projets. Pour aller plus vite, il nous manque la force du collectif que ce Forum incarne », a-t-il affirmé.
Clôturant la cérémonie inaugurale, le président tchadien, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, a officiellement déclaré ouverts les travaux du Forum africain de l’eau. Il a appelé les dirigeants africains à renforcer leur coopération afin de construire une Afrique plus unie face aux défis liés à la sécurité hydrique.
Le chef de l’État tchadien a également annoncé la suppression des visas pour les ressortissants africains souhaitant se rendre au Tchad, une mesure destinée à favoriser l’intégration régionale et la libre circulation sur le continent.
À travers sa participation à cette rencontre, le Gabon réaffirme son engagement à faire de l’accès à l’eau un levier majeur de développement, de santé publique et de prospérité partagée, tout en contribuant à l’émergence de solutions africaines aux défis hydriques du continent.
LKM/FSS/EN/AGP









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