BOLOSSOVILLE, 23 mai 2026 (AGP) – Le lycée public du district de Bolossoville, dans le département du Haut-Ntem à Oyem au nord du pays, est en proie à de nombreuses difficultés qui entravent le bon fonctionnement de l’établissement, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
L’ absence d’eau courante et de toilettes constitue l’une des principales préoccupations. « L’ établissement scolaire compte 223 apprenants, majoritairement des jeunes filles. La période des menstruations est particulièrement difficile à vivre pour elles au sein du lycée », explique une source ayant requis l’anonymat.Selon notre source, cette situation serait à l’origine de nombreuses absences en classe.
De manière générale, élèves et enseignants éprouvent des difficultés à étancher leur soif une fois au lycée, toute chose qui contraint certains enseignants à apporter de l’eau minérale en classe.
« Les cours d’EPS sont compliqués pour nous, car nous ne pouvons pas faire notre toilette au lycée après avoir autant transpiré », se désole Jessica O, élève en classe de 3e au sein de l’établissement.
Outre l’absence d’eau courante, l’établissement souffre également d’un manque d’électricité, avec tous les désagréments que cette situation engendre pour les enseignants et les apprenants.
« En 2022, à la demande du proviseur, la société Olam avait mandaté une entreprise pour réaliser un forage. Malheureusement, les travaux ne sont jamais arrivés à leur terme et il n’y a toujours pas d’eau au lycée », confie Jean-Jacques Ndema, un habitant du district de Bolossoville âgé d’une quarantaine d’années.
Selon des sources concordantes, l’absence de personnel paramédical à l’infirmerie du lycée se fait également ressentir depuis le départ, il y a un an, de l’unique infirmière qui y exerçait. Sur le plan académique, l’indisponibilité chronique des deux censeurs affectés au lycée constitue également un handicap, d’autant que ces derniers résident à Oyem, à une quarantaine de kilomètres de leur lieu de travail.
EMM/SMM/FE/EN/AGP










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