TCHIBANGA, 22 mai 2026 (AGP) – En séjour à Tchibanga chef-lieu de la province de la Nyanga (sud-ouest du Gabon), dans le cadre de sa première prise de contact avec le personnel judiciaire de l’intérieur du pays, le ministre de la Justice, chargé des Droits humains, Auguste Émane, a procédé jeudi à une visite d’inspection des juridictions locales, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Accompagné de ses plus proches collaborateurs, le garde des Sceaux a entamé sa tournée par le palais de justice, qui abrite le tribunal de première instance et le tribunal administratif. Il y a visité l’ensemble des locaux de cet édifice inauguré en 2002 lors des fêtes tournantes de l’Indépendance. Aux côtés du gouverneur de la province, Jean‑Robert Mabobet, et de la représentante du président de la cour d’appel judiciaire de Mouila, Agathe Carole Badiate, le ministre s’est ensuite rendu à la chambre provinciale des comptes, opérationnelle depuis 2014.
Cette inspection a permis à Auguste Émane de se rendre compte des conditions de travail des personnels judiciaires.
« Je viens d’effectuer une visite des infrastructures dans lesquelles travaillent les personnels judiciaires des différentes juridictions. Le constat est similaire à celui que l’on pourrait faire ailleurs : de nombreux bâtiments présentent des imperfections, notamment des problèmes d’infiltration, même si Tchibanga est moins touchée et moins sinistrée. Cependant, il existe un réel problème d’accès à certaines salles au palais de justice », a‑t‑il déclaré.

Parmi les autres difficultés relevées figurent le matériel technique, en grande partie hors service, ainsi que la défectuosité de plusieurs installations. Le problème le plus préoccupant demeure toutefois le sous‑effectif chronique, qui touche l’ensemble des juridictions locales, tant pour les greffiers que pour les magistrats.
Le ministre a rappelé que son action s’inscrit dans une logique de continuité au‑delà des cent premiers jours, visant à repenser durablement le fonctionnement de la justice. « Ce que je fais en ce moment s’inscrit non seulement dans le court terme, mais aussi dans le moyen et le long terme. Au‑delà de constater les conditions de travail des agents du ministère de la Justice, nous réfléchissons à la justice que nous voulons pour aujourd’hui, pour demain et pour l’avenir », a‑t‑il conclu.
GRSN/SMM/CBM/EN/AGP












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