LIBREVILLE, 25 septembre 2026 (AGP) – L’Agence Gabonaise d’Études et d’Observations Spatiales (AGEOS), des agents du ministère des Eaux et Forêts et de l’Environnement, ainsi que des représentants du secteur privé, ont présenté, vendredi, les multiples usages du drone dans la gestion des ressources naturelles, l’agriculture et la protection de l’environnement, en marge de la 1ʳᵉ édition du Gabon Drone Expo, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Le directeur des applications à l’AGEOS, Conan Vassily Obame, a rappelé que le drone constitue un outil complémentaire aux satellites. « Nous l’utilisons pour estimer le stockage du carbone de notre couvert végétal, afin de le valoriser en crédits carbone », a-t-il expliqué. L’agence développe également des applications pour surveiller les secteurs forestier et minier, en partenariat avec les Eaux et Forêts et les Parcs nationaux.
Pour Marcel Medzegue, agent forestier, l’usage du drone représente un gain de temps considérable. Il facilite la cartographie, la traçabilité et l’aménagement des forêts tropicales. Dans le cadre du conflit homme-faune, il permet de suivre les déplacements des éléphants et de prévenir les intrusions. Grâce à l’intelligence artificielle intégrée, les inventaires floristiques peuvent être réalisés plus rapidement, même si l’identification des espèces reste limitée.

Stands présentant les différents types de drones.
M. Kassa, de la Direction générale de l’environnement et de la protection de la nature (DGEPN), a souligné l’importance du drone dans les études d’impact et la police environnementale. « Il nous aide à accéder à des sites difficiles et à mettre à jour nos bases de données », a-t-il indiqué, estimant que le drone est une véritable prolongation de l’activité humaine.
Enfin, Parfait Edou Eyene, représentant du groupe Olam, a mis en avant l’usage agricole du drone. L’entreprise l’emploie pour l’épandage d’engrais et la surveillance de vastes superficies cultivées, estimées entre 60 000 et 70 000 hectares. Les drones servent aussi à vérifier l’état des barrières électriques contre les éléphants et au comptage annuel des palmiers à huile, afin d’harmoniser les budgets.
CM/MIM/FE/CBM/AGP












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