Société & Culture

Santé communautaire : la tarification des actes de soins en discussion

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Au sortir de ces travaux, les experts du ministère de la Santé et les partenaires techniques ont posé pour la postérité.

LIBREVILLE, 24 janvier 2023 (AGP)-Le ministère de la Santé, en collaboration avec la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS), organisent du 24 au 25 janvier prochain, à Libreville, un atelier portant sur la validation des coûts moyens de l’acte de l’infirmier dispensaire et de l’agent de santé communautaire. L’objectif étant d’éradiquer les déserts médicaux et de permettre aux populations de l’arrière-pays d’avoir accès aux soins de santé au même titre que les populations urbaines.

Les travaux qui se dérouleront sur deux jours sous le thème : « Tarification des actes de l’agent de santé communautaire », ont vu la participation du secrétaire général adjoint du ministère de la Santé, Ousmanou Hamidou, du représentant du directeur général de la CNAMGS, Serge Maurice Pambou et du directeur général de l’Agence du médicament, Ange Minindzou Mouelet.

Dans l’optique de mettre en place la politique nationale de santé communautaire, ainsi que les modules de formation de l’agent de santé communautaire, un comité a été mis en place, il y a plusieurs mois, en vue d’institutionnaliser la santé communautaire.

Ces agents qui seront déployés dans l’arrière-pays auront pour mission, d’offrir les soins de santé primaires et les médicaments aux prix les plus abordables.

« À travers la délivrance de son paquet curatif, préventif et promotionnel dans la communauté, l’agent de santé communautaire déployé, pourra ainsi contribuer à l’amélioration de l’offre et de l’accès aux soins santé primaire qui se heurte à plusieurs difficultés notamment, les problèmes d’accessibilités, géographiques, financières, et les déserts médicaux », a confié, le secrétaire général adjoint du ministère de la Santé, Ousmanou Hamidou.

En effet, « cet atelier se situe dans le prolongement des activités menées dans le cadre de l’opérationnalisation du département sanitaire, inscrit dans le Plan d’action d’accélération de transformation du Gabon 2021 à 2023 qui vise donc à éradiquer les déserts médicaux, à permettre qu’aux niveaux des départements, dans les coins les plus reculés les populations aient accès à des soins de santé de base. Et pour ce faire, il convenait donc au niveau de ces cases de santé, qu’on est des agents communautaires qui devraient pouvoir animer ces cases santés. Parce que, plus on va dans ces départements, plus nous rencontrons des populations qui n’ont pas la possibilité de payer des soins qu’on pourrait leurs offrir dans les Centres Hospitaliers Universitaires (CHU) », a expliqué Ndong Yousouf, médecin conseil à la CNAMGS.

Au sortir de ces travaux, les experts du ministère de la Santé et les partenaires techniques réunis devront valider la liste des équipements et des médicaments du niveau communautaire, estimer les coûts d’investissements de la santé de celle-ci, valider la tarification des actes de l’agent de santé et estimer les coûts moyens de ces actes estimés.

LKM/CBO/VEM/FE

Chancelle BIKET ONANGA

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