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Les activités de l’ONG Conservation Justice, pour le compte de l’année 2020, notamment les saisies, arrestations, rencontres de sensibilisations, formations et autres, n’ont pas été épargnées par la progression de la pandémie du Covid-19, depuis le mois d’avril dernier. La situation de confinement liée à l’évolution de cette maladie au Gabon a fortement impacté les activités, notamment avec les restrictions d’entrer ou de sortir du Grand Libreville. 

Grâce au projet d'Appui à l’Application de la Loi sur la Faune (AALF), 19 opérations ont été réalisées par les Eaux et Forêts, qui ont été renforcées par les forces de l’ordre. Un total de 47 trafiquants ont été arrêtés grâce à ces opérations, des Gabonais, ainsi que des présumés trafiquants de sept autres nationalités. Le projet a également suivi des cas initiés par les forces de l'ordre et le ministère des Eaux et Forêts. Il s’agit de 7 présumés trafiquants.

D'ailleurs, Conservation Justice a déclaré que les opérations initiées dans le cadre de l'AALF ont permis de saisir 73 pointes d'ivoire, pour une masse de 334 kg, 4 peaux de panthère, 2 carabines de grande chasse et une arme de calibre 12. Sur les 54 personnes poursuivies, l'AALF a facilité l’obtention de 44 condamnations fermes variant de 180 à 730 jours, avec une moyenne de 487 jours de prison ferme. Les cas en cours concernent 8 personnes, tandis que 3 autres personnes ont été relaxées ou leurs cas classés sans suite par manque de preuves ou en raison de leur innocence manifeste.

Sur le plan médiatique, le projet a diffusé 342 pièces, dont 222 sur internet, 45 dans la presse écrite, 39 à la radio et 36 à la télévision.

Le Directeur exécutif de Conservation Justice, Luc Mathot, a expliqué qu'«en matière de lutte contre le trafic de faune, le Gabon est un exemple à suivre dans la Sous-région et plus globalement en Afrique francophone. Nous faisons partie du réseau EAGLE, actif sur dix pays en Afrique, et on ne peut que constater que le nombre de condamnations est beaucoup plus élevé que dans les autres pays où nous sommes actifs». 

Au cours de cette même année 2020, le projet a également organisé des activités pédagogiques, notamment 2 formations à l'endroit des Officiers et Agents de Police Judicaire à compétence générale et spéciale, ceci dans les provinces de la Nyanga et de la Ngounié. Au total, 64 personnes ont été formées. Les représentants du projet AALF ont tenu un minimum de 497 rencontres, soit une moyenne de 41 rencontres par mois, avec les autorités des Eaux et Forêts, de la Justice, des forces de l'ordre, etc. Ceci montre à quel point la collaboration est permanente.

Selon cette ONG, “le trafic d’ivoire alimente d’autres formes de trafic et de criminalité et alimente même des groupes terrorists. On comprend l’importance de se protéger face à ces dangers. Protéger la faune emblématique du Gabon permet aussi de protéger la forêt et son potentiel en termes de développement touristique et en tant que fournisseur de nombreux biens et services pour le Gabon et au-delà”.

Le bilan dressé démontre le travail et l'apport inestimable des agents de la protection de la faune à la société et au patrimoine naturel. 

Les activités de l’ONG Conservation Justice n’ont pas été épargnées par la progression de la pandémie de Covid-19. Ainsi, depuis le mois d’avril 2020 et le début du confinement, la situation liée à l’évolution de la maladie à coronavirus (Covid-19) au Gabon a fortement impacté les activités, notamment avec les restrictions d’entrer ou de sortir du Grand Libreville. Ainsi, arrêté durant les mois de mars, avril, mai et juin, le projet d'Appui à l’Application de la Loi sur la Faune (AALF) a pu obtenir, le 30 juin 2020, via le ministère en charge des Eaux et Forêts, une autorisation spéciale de circuler librement sur toute l’étendue du territoire national. Cela a permis à Conservation Justice de reprendre ses missions à l’intérieur du pays. Cela a ainsi confirmé l’intérêt des autorités Gabonaises pour le projet AALF. 

Chancelle BIKET ONANGA 
 

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