LIBREVILLE, 19 mai 2026 (AGP) – Le Fonds mondial pour la nature (WWF-Gabon) en partenariat avec l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a présenté, ce mardi à Libreville, aux partenaires techniques et financiers les 19 réformes “urgentes” en matière d’Instruments de Politiques Publiques Sectorielles (IPPS) à mettre en œuvre tant dans le secteur minier qu’agricole issus des résultats du projet BioDev 2030 porté par le ministère des Eaux et Forêts, financé par l’Agence Française de Développement (AFD), a constaté l’Agence gabonaise de presse.
L’ assistant technique BioDev 2030, Eugène Ndong Ndoutoume, a rappelé que ce projet a été déployé en deux phases dont la première étape a mis le focus sur une analyse scientifique approfondie, un dialogue inclusif entre parties prenants, mettant en lumière les acteurs de l’agriculture et des mines, identifiés comme prioritaires pour renforcer l’intégration des pratiques durables afin de contribuer positivement à la préservation de la biodiversité. Dans la seconde phase, le projet BioDev 2030 a visé l’intégration de la biodiversité dans les stratégies de développement et des politiques sectorielles identifiées en cohérence avec le Cadre mondial pour la biodiversité.
Il s’agit de 11 Instruments de Politiques Publiques Sectorielles (IPPS) dont neuf réformes “urgentes” réparties en cinq intersectorielles, trois du secteur environnemental et trois miniers. Pour l’Agriculture, 8 IPPS sont identifiés comme prioritaires dont cinq en intersectorielles. S’ y ajoutent le renforcement de la gouvernance environnementale et territoriale et l’amélioration de l’intégration de la biodiversité dans les secteurs miniers et l’orpaillage dans l’Ogooué-Ivindo.
Rappelant que “la biodiversité est au cœur de nos économies, de notre sécurité alimentaire, de notre santé et de notre résilience climatique”, la chargée de projets Forêts-Environnement et ONG à l’AFD, Yéléna Doo-Kingue, a souligné l’importance du Projet BioDev 2030, qui s’est affirmé comme un “véritable espace de dialogue, de convergence et de transformation”, a rapporté le coordonnateur des programmes à WWF, Charlie Mabala.
Face à la perte de biodiversité au niveau mondial, le point focal national de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB), Aimé Serge Mibambani Ndimba , a soutenu “qu’à chaque fois, qu’un effort est fait. Il vient s’insérer dans l’effort mondial”.
En perspective, les travaux réalisés ouvrent désormais la voie à la finalisation d’un projet territorial solide et bankable, l’intégration des propositions dans la stratégie du plan national pour la biodiversité, ainsi qu’une mobilisation renforcée des partenaires pour accompagner leur vision.
CM/MIM/FE/EN/AGP










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