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Iwenga Sona Aureole Nadia pendant son procès

Iwenga Sona Auréole Nadia, Gabonaise âgée de 43 ans, commerçante et mère de 6 enfants a été reconnue coupable des faits de crime de coups et blessures mortels sur une fillette de 5 ans, M.A.P.Y, et condamnée, jeudi au cours de la session criminelle à Port-Gentil, à 10 ans de prison, dont 5 avec sursis.

Les faits remontent au 10 mai 2018, aux environs de 11 h du matin, lorsque dame Iwenga S. A.N surprenait la petite M. A. P.Y (fille de son concubin) entrain de sucer le sexe de son dernier fils. Prise de colère, elle prit trois brindilles épineuses et se mit à frapper la petite. Aux environs de 16 h de la même journée, la fillette allait se plaindre de ce qu’elle avait les violents maux de tête. Dame Iwenga lui administra l’efferalgan et lui frottait le menthol sur tout le corps.

Le lendemain au réveil, voyant que la petite avait du mal à respirer, Iwenga Sona Auréole Nadia appela sa belle sœur Natou pour lui faire part de la situation. Cette dernière la conseilla d’amener l’enfant au Centre Hospitalier Régional de Tchengué le temps qu’elle la retrouve. Une fois à l’hôpital, le médecin constata le décès de la fillette. Informée du décès, Moustiga Wora, la mère de la petite fille décédée, déposa plainte contre Iwenga à l’antenne provinciale de la Police Judiciaire de Port-Gentil, la capitale provinciale de l’Ogooué-Maritime (Ouest).

Entendue en enquête préliminaire I.S.A.N déclarait qu’elle avait porté des coups à la petite avec colère et ce, à l’aide d’un bois, d’où la présence des esquimaudes et blessures sur l’ensemble du corps de la fillette. Aussi, elle avoua que la tête de la petite fille avait cognée contre le mur pendant qu’elle l’administrait des coups.

Cependant, lorsque le médecin avait demandé à I.S.A.N si elle avait battu l’enfant cette dernière avait répondu par la négative.

Interrogée lors de l’enquête préliminaire, la nommée Ipivia Igamba Anastasia, la petite sœur du concubin raconta qu’elle avait été appelée par la concubine de son grand frère qui lui disait que la petite M.A.P.Y. était malade. Elle lui avait suggérée par la suite d’amener l’enfant à l’hôpital et avait promis la rejoindre, chose qu’elle fit. D’après ses propos, elle avait constaté avec son frère, qui était présent, que la petit fille était fatiguée, et avait les yeux légèrement ouverts. Aussi, la tante de la défunte avait dit qu’à la veille du décès, sa belle sœur Iwenga s’était rendu chez elle, et semblait embarrassée en lui disant que les enfants étaient un peu malades.

Pour sa part, Moyombet Yvon, le père de la petite fille avait déclaré, lors de l’enquête préliminaire, que cela faisait 7 mois qu’il vivait avec sa fille. Poursuivant son propos, il ajouta que le jour des faits, il était parti à la pêche quelques jours avant le jour du drame pour pouvoir subvenir aux besoins de sa famille, et avait laissé sa concubine et les enfants en bonne santé. Informé du décès de sa fille, il se rendit alors sur place où il constata que sa fille était vraiment morte. Ne pouvant affirmer ou infirmer que sa concubine maltraitait sa fille, il reconnaissait que cette dernière a toujours été très calme et posée.

Ainsi, dans sa session du 29 avril dernier, la cour d’appel judiciaire de Port-Gentil, après l’avoir reconnue coupable de crime de coups et blessures mortels sur la fillette M.A.P.Y, a condamné Iwenga Sona Auriole Nadia à 10 ans de prison dont 5 ans avec sursis.

Patricia Mekui

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