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A Mouila, chef-lieu de la province de la Ngounié, des comportements inciviques défraient la chronique ces derniers temps avec des vols à répétition dans des jardins potagers cultivés dans des concessions des particuliers, les auteurs ne voulant pas faire d’efforts de créer leurs propres maraîchers et d’en être autonomes.

D’après le constat de quelques observateurs, l’arrivée du Covid-19 a facilité la paresse chez de nombreux citoyens, tant le goût de l’effort personnel ou en groupe a été remplacé par la facilité du vol chez autrui. Des jardins des propriétaires sis devant ou derrière les concessions subissent les affres de ces malhonnêtes gens, qui en longueur de journée ne font rien sauf repérer les lieux de leurs pratiques rétrogrades.

Les détenteurs des maraichers sont souvent surpris de constater le matin que les pieds de tubercules et taros ont été fouillés, des régimes de bananes, mâtures ou pas, coupés en surface, des fruits manquants sur des arbres, des légumes sectionnés, le tout se passant nuitamment ou de jour pendant l’absence des occupants. 

«Les voleurs viennent s’approvisionner gracieusement comme si de rien n’était», s’est exclamé et médusé un cadre à la retraite, habitant le quartier Moukoumnabouala, dans le premier arrondissement de la commune de Mouila.

Lorsque ces derniers sont en manque d’argent, ils vendent le produit volé dans les marchés ou aux voisins et parfois à des bas prix. Pourtant, ont indiqué certaines femmes rencontrées, «avant, ces vols n’étaient pas trop répétés comme aujourd’hui, mais depuis que les populations sont quelque peu confinées ça devient courant et nombreux sont ceux qui vivent de la vente de leurs produits agricoles, les petites bricoles ne rapportent pas grand-chose». 

C’est en cela que plusieurs plaintes contre X sont enregistrées dans les services des officiers de police judiciaire pour dissuader ces voleurs qui troublent le sens du vivre-ensemble dans la société, en les mettant hors d’état de nuire lorsque certains sont appréhendés. Ailleurs, les jardiniers se réservent le droit de «taper le diable», un sort punitif qui peut entrainer la mort. 

IPK/JPM
 
 
 

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