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Gabon/Transport : les populations se plaignent de la hausse du tarif des taxis à Oyem

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OYEM, 10 septembre 2026 (AGP) – La mesure prise au mois de juin par le maire de la commune d’Oyem, chef-lieu de la province du Woleu-Ntem, dans le nord du pays, Chen Sylvestre Mezui M’Obiang, interdisant la circulation des «clandos» dans le périmètre urbain, a entraîné une hausse du tarif des taxis, a-t-on constaté.

«Oyem est une petite ville. Désormais, nous sommes contraints de débourser 300, voire 400 FCFA pour aller d’Akoakam à Adzougou, alors que ce n’était pas le cas il y a peu », se plaint cette jeune Gabonaise, Léa A., la trentaine, rencontrée alors qu’elle attendait un taxi au carrefour d’Akoakam, en cette fin d’après-midi de mercredi. La distance qui sépare les deux quartiers est d’environ deux kilomètres.

« Je cherche à prendre un taxi depuis plus de 15 minutes. Faute de moyens, aucun taxi n’accepte de me prendre », confie, quant à elle, désabusée, Léocadie E., Gabonaise d’une vingtaine d’années, rencontrée au carrefour Gracia alors qu’elle souhaitait se rendre au marché de Ngouéma.

Pour Gérard M., la mesure d’interdiction des clandos prise par le maire ne se justifie pas. Selon lui, les clandos permettent de pallier le déficit de taxis en circulation dans la ville, facilitent les déplacements et contribuent, tant soit peu, à juguler le chômage des jeunes Gabonais dans la ville.

«Même à Libreville, des clandos circulent dans le périmètre urbain. Nous ne comprenons pas la décision du maire d’Oyem. Ignore-t-il que cela nous complique la vie ? », s’interroge, de son côté, Brigitte Ada.

L’hôtel de ville d’Oyem.

À n’en point douter, depuis la mesure d’interdiction des clandos, le tarif des courses en taxi a triplé à Oyem.

Bien plus grave, la mesure municipale a un impact socio-économique négatif, car elle aggrave le chômage chez les jeunes Gabonais dont cette activité permettait, sans aucun doute, de subvenir aux besoins de leurs familles respectives.

« L’immense majorité des taxis est entre les mains de ressortissants étrangers. Alors que le chef de l’État est confronté au chômage des jeunes Gabonais, le maire choisit de nous priver de notre gagne-pain », s’insurge Médard Nguema, Gabonais d’une trentaine d’années, victime de la décision du maire d’Oyem.

EMM/SMM/FE/FSS/AGP

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