LIBREVILLE, 4 août 2026 (AGP) – Le ministre de la Mer, de la Pêche et de l’Économie bleue, Aimé Martial Massamba, représentant le ministre de l’Agriculture, a procédé ce mardi à Libreville à l’ouverture de l’atelier régional Afrique de la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV), en présence du directeur général de l’Agence gabonaise de la sécurité alimentaire (AGASA), Jean Delors Biyogue Bi Ntoungou, du directeur général du Comité inter-États des pesticides de l’Afrique centrale (CPAC), Jeannot Mbourou, et du représentant du coordonnateur sous-régional de la FAO, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
S’exprimant au nom du ministre de l’Agriculture, le ministre Massamba a rappelé que « l’agriculture est le moteur de la croissance économique, de la réduction de la pauvreté et de la sécurité alimentaire sur notre continent ». Face à la propagation des ravageurs et des maladies des plantes, il a souligné que « la protection de nos ressources végétales n’est plus seulement une question technique, c’est un enjeu de souveraineté alimentaire, de préservation de notre biodiversité et de survie économique ». Il a insisté sur la nécessité de recommandations permettant « l’accès de nos produits agricoles aux marchés internationaux sans créer d’obstacles injustifiés au commerce ».
Pour la FAO, la santé des végétaux demeure un pilier essentiel de la transformation durable des systèmes agroalimentaires. Elle conditionne la sécurité alimentaire, la nutrition, la résilience des communautés rurales et la préservation des ressources naturelles, a expliqué le représentant du coordonnateur sous-régional.
Le directeur général de l’AGASA, Jean Delors Biyogue Bi Ntoungou, a indiqué que l’organisation de cet atelier à Libreville traduit la confiance placée en notre pays et la reconnaissance du rôle que le Gabon entend jouer dans le renforcement des capacités phytosanitaires en Afrique. Il a rappelé que la santé des végétaux est au cœur de la sécurité alimentaire, de la nutrition, de la santé publique et du développement économique, alors que les ravageurs transfrontaliers, les maladies émergentes et les effets du changement climatique constituent des menaces croissantes pour les systèmes agroalimentaires africains.

Pour lui, l’approche de la CIPV demeure essentielle, car elle encourage la prévention, la surveillance par le diagnostic précoce, les interventions coordonnées et la coopération régionale.
Le secrétaire de la CIPV, Enrico Perotti, a salué ces rencontres qui permettent à l’institution de mieux comprendre les réalités régionales, leurs réussites et les difficultés rencontrées. Dans le même esprit, le directeur général du CPAC, Jeannot Mbourou, a rappelé que son comité accompagne les États membres dans l’établissement de mesures phytosanitaires compatibles avec les normes internationales, afin de les protéger contre les risques liés à l’importation incontrôlée de produits chimiques et à leur mauvaise utilisation.
CIM/MIM/CBM/EN/AGP










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