FRANCEVILLE, 18 septembre 2026 (AGP) – Les salariés de la Société les Sucreries du Gabon dans la province du Haut-Ogooué (Sud-Est), ont déposé ce vendredi un préavis de cessation concertée et collective du travail, dénonçant plusieurs manquements imputés à la Direction générale, a-t-on appris de sources concordantes.
Réunis en assemblée générale, les travailleurs ont fait part de leur préoccupation face à ce qu’ils considèrent comme une dégradation de leurs conditions de vie et de travail, évoquant des atteintes à leurs avantages sociaux, à leur santé, à leur sécurité et à leurs perspectives d’évolution professionnelle.
Dans leur préavis adressé à la Direction générale, ils formulent plusieurs griefs, notamment la suppression de l’accès à l’économat et la remise en cause d’un avantage social prévu à l’article 30 de la convention collective.
Ils dénoncent également la fermeture du foyer des travailleurs ainsi que celle de l’espace de repos et de consommation, prévu à l’article 31, intervenue, selon eux, sans justification.
Sur le volet sanitaire, les salariés déplorent l’absence d’organisation des visites médicales obligatoires, en particulier les visites annuelles et les visites semestrielles pour les personnels affectés à des postes exposés aux produits chimiques, conformément à l’article 32.
Le préavis mentionne aussi l’absence de plan annuel de formation et le non-respect, selon les salariés, des dispositions des articles 36 et 37 relatives au développement professionnel.
Les travailleurs pointent, par ailleurs, des dysfonctionnements du Comité de sécurité et de santé au travail (CSST), estimant que les dispositions des articles 45 et 48 relatives au suivi des risques professionnels ne sont pas respectées.
S’agissant des équipements de protection, ils affirment n’avoir reçu qu’une seule tenue de travail en deux ans, alors que l’article 46 en prévoit deux par an.

Enfin, ils regrettent l’absence de mise en place de la Commission d’interprétation paritaire prévue à l’article 50 de la convention collective.
Face à ce qu’ils qualifient de rupture du dialogue social, les salariés annoncent le déclenchement d’une grève à compter du 1er octobre 2026 à 00h00, à défaut de mesures concrètes répondant à leurs revendications et garantissant le respect des textes, leur sécurité et leurs droits.
Les représentants du personnel indiquent toutefois rester ouverts au dialogue en vue d’une issue favorable au différend.
TLAM/FSS/FE/FSS/AGP












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