PORT-GENTIL, 3 septembre (AGP) – La campagne de dépistage précoce de la surdité chez les enfants âgés de 0 à 6 mois, lancée le 1er septembre à Port-Gentil, dans la province de l’Ogooué-Maritime (Ouest du pays), s’achève sur un bilan jugé encourageant sur le plan médical, mais marqué par une faible mobilisation des parents, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Les organisateurs espéraient examiner environ 500 enfants, mais seuls une cinquantaine ont été dépistés. Pour le médecin responsable de l’opération, cette participation limitée s’explique principalement par un déficit de sensibilisation autour de l’importance du dépistage auditif précoce.
« Les mamans sont demandeuses, mais on note un petit point négatif : l’information n’est pas tellement passée », a indiqué le Dr Danielle Kacmeni, estimant que l’insuffisance du nombre d’enfants reçus constitue le principal axe d’amélioration pour les prochaines éditions.
Sur le plan médical, la majorité des enfants examinés ont présenté une audition normale. Toutefois, près d’une dizaine devront être revus pour des examens complémentaires afin de préciser leur statut auditif.La campagne n’a pas permis de toucher suffisamment les enfants considérés comme à risque de surdité, notamment les prématurés, les nouveau‑nés de faible poids ou ceux ayant séjourné en réanimation.
« On retrouve plus la surdité chez les prématurés, chez les enfants nés avec un faible poids de naissance et chez ceux qui ont été en réanimation », a rappelé la spécialiste, regrettant que ces catégories aient été peu représentées.
Face à ce constat, les organisateurs envisagent de reconduire annuellement cette campagne et de l’élargir progressivement. « L’année prochaine probablement, on fera de 0 à 5 ans », a annoncé le Dr Kacmeni, soulignant que l’acquisition du langage se poursuit jusqu’à cet âge, ce qui rend le dépistage particulièrement pertinent.

Les mamans, attendant chacune son tour pour le dépistage de son bébe.
Pour améliorer la participation, la prochaine édition devra miser sur une sensibilisation renforcée, notamment via les médias et le personnel médical. Sages‑femmes, pédiatres, gynécologues et médecins ORL sont particulièrement sollicités, étant en contact direct avec les nouveau‑nés et les jeunes enfants.
« Le gros du boulot, c’est le personnel médical », a insisté la praticienne, estimant que les professionnels doivent davantage informer les parents sur l’intérêt d’un dépistage auditif précoce.
Malgré l’information transmise aux structures sanitaires et l’affichage réalisé, le message n’a pas toujours été relayé auprès des familles. Les organisateurs entendent tirer les enseignements de cette première expérience afin de renforcer la communication et d’accroître la participation lors des prochaines campagnes.
PMA/SMM/EN/CBM/AGP











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