Environnement

Gabon/Pollution plastique : une réponse concertée pour réduire l’impact

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LIBREVILLE, 2 juin 2026 (AGP) – L’ambassade de France au Gabon, en partenariat avec l’Institut français du Gabon, a organisé ce mardi un débat d’idées sur la pollution plastique sous le thème « Du fleuve à l’océan, la dérive du plastique au Gabon », une rencontre qui a réuni des acteurs issus de l’écotourisme, des ONG et du milieu artistique, a constaté l’Agence gabonaise de presse.

La conseillère environnement à l’ambassade de France, Eva Desthieux, a rappelé que l’objectif de ce débat était de mettre en lumière le fléau de la pollution plastique au Gabon à travers le regard de multiples acteurs. Le but final est de faire prendre conscience de l’impact du plastique, que ce soit dans les parcs naturels ou dans les eaux, ainsi que de sa corrélation directe avec la santé humaine. Le débat d’idées s’est ouvert par la projection d’un court-métrage documentaire sur la pollution des plages de Sette-Cama (Ogooué-Maritime), envahies par les déchets plastiques rejetés par l’océan en provenance d’autres pays côtiers.

Face à ces images d’animaux évoluant au milieu d’immondices plastiques, le vice-président du Réseau gabonais pour l’environnement et le développement durable (RGEDD), Thioundo Afane Edou, a déclaré que le plastique n’avait pas de frontières. Il a alors préconisé une collaboration transfrontalière dans le financement de projets permettant de lutter ensemble contre ce fléau.

Ce même phénomène, observé sur la plage de Tahiti à Libreville, constitue un danger pour la ponte des tortues durant la période de nidification, de mars à avril de chaque année, a expliqué Darly Itoumba, membre du projet Tortues Tahiti Gabon. Selon elle, outre les déchets plastiques, les sacs de prélèvement de sable empêchent les tortues de rejoindre l’océan après la ponte. Pour Estelle Fischer André, membre d’African Waters (Lodge de Sette Cama), « il faut arrêter de consommer le plastique, car nous subissons cette pollution en permanence

Face aux méfaits de ce matériau, l’artiste-plasticien Rahim Lascony utilise, quant à lui, les rebuts en plastique pour créer des œuvres d’art. Pour lui, le recyclage de cette matière représente également un levier économique majeur. « En tant qu’artiste, je me considère comme un éducateur de masse. Je peux donc créer des œuvres à partir de déchets afin de sensibiliser le public à l’écologie », a-t-il déclaré.

CM/MIM/FE/EN/AGP

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