LIBREVILLE 15 Sept 2025 (AGP) – Privée d’eau depuis des jours, les populations du quartier PK9, dans la zone dite de derrière l’hôpital militaire, ont lancé un cri de détresse à l’endroit des plus hautes autorités du pays, après avoir vécu une énième journée de calvaire ce dimanche écoulé, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
La scène était tout simplement incroyable dimanche dernier, derrière l’hôpital militaire du PK9 où, une foule immense a pris d’assaut la pompe publique principale de ce quartier pour se procurer ne serait-ce qu’un bidon d’eau. Selon certains riverains, ils étaient déjà plusieurs centaines dès l’aube, munies de récipients dans des brouettes et même des véhicules, alignés dans une file interminable, espérant accéder à l’unique source d’eau disponible dans la zone.
Madame Divagou Esther, enseignante, témoigne : « Je suis ici depuis 5 heures du matin. Il y a trop de monde pour une seule pompe. Ce problème est récurrent, nous sommes fatigués et nous nous sentons abandonnés par la SEEG qui ne nous donne aucune information ».
Suite aux interminables coupures d’eau prolongées et à la pénurie dans certaines zone, cette pompe censée desservir les populations de ce secteur de derrière l’hôpital, accueille désormais les habitants de certains quartiers environnants tels que Bambouchine, Évasion, PK 10, 11 et 12, Bethsaida, … également en difficulté. Face à cette situation persistante, ces habitants dans leur ensemble ont interpellé les autorités afin de trouver des paliatifs à ce problème. Ils proposent entre autres, la multiplication des points d’eau publics, en attendant le rétablissement de la situation dans les ménages par la société d’Energie et d’Eau du Gabon (SEEG) dont on attend toujours des explications sur les raisons de cette coupure prolongée.
« Nous adressons un cri de détresse à notre Chef de l’État pour qu’il intervienne. Cette situation nous désespère », a lancé Carine Koumba, une commerçante et habitante du quartier.
SDOM/WM/AGP










Commentaires