LIBREVILLE, 2 août 2026 (AGP) – Le ministère de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, organisera le mardi 4 août, à l’École nationale de la magistrature (ENM), un séminaire de réflexion consacré à l’élaboration du projet de loi de programmation quinquennale de la justice 2027-2032. Cette initiative s’inscrit dans les orientations du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, contenues dans la feuille de route confiée au ministre Augustin Emane le 5 janvier 2026, selon un communiqué dudit ministère.
Placée sous le thème « Quelle justice pour 2032 ? », la rencontre réunira plusieurs personnalités issues des institutions de la République et du monde judiciaire, notamment le Vice-président du Gouvernement, des ministres et anciens ministres de la Justice, des magistrats des hautes juridictions, des universitaires, des enseignants-chercheurs, des représentants des professions judiciaires ainsi que des parlementaires.
Les travaux permettront aux participants de mener une réflexion approfondie sur les orientations de la justice gabonaise pour les cinq prochaines années. Ils devront définir les priorités stratégiques, les réformes structurelles et les investissements nécessaires à la construction d’une justice moderne, indépendante, accessible, efficace et adaptée aux défis contemporains.
Les échanges devraient également déboucher sur des propositions concrètes en vue de l’élaboration d’un projet de loi fixant les grandes orientations de la réforme du secteur judiciaire. Le futur texte visera notamment à consolider l’indépendance du pouvoir judiciaire, à améliorer la qualité et la célérité des décisions de justice, à renforcer les capacités des juridictions, à accélérer la transformation numérique, à améliorer les conditions de travail des personnels judiciaires et à faciliter l’accès des populations au service public de la justice.
La loi entend également promouvoir la transparence, l’éthique et la bonne gouvernance judiciaire, tout en renforçant la sécurité juridique afin de favoriser l’investissement et le développement économique.Au terme des assises, les participants devront définir les axes prioritaires de la réforme, les mécanismes de mise en œuvre, les résultats attendus ainsi que les modalités de suivi-évaluation. Cette loi de programmation est présentée comme un instrument stratégique destiné à accompagner la transformation durable de la justice gabonaise à l’horizon 2032, en dotant le pays d’une institution judiciaire plus performante, plus indépendante et davantage tournée vers les attentes des citoyens et les exigences de l’État de droit.
FSS/EN/CBM/AGP










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