LIBREVILLE, 28 septembre 2026 (AGP) – La secrétaire générale du ministère de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Aline Minko Mi-Etoua, a ouvert ce lundi au Palais des Congrès de Libreville, au nom du ministre de tutelle, les travaux sur l’élaboration de la Stratégie nationale d’intelligence artificielle (IA) du Gabon, en présence de la Représentante résidente adjointe du PNUD Gabon, Soahangy Mamisoa Rangers, partenaire de cette activité, a-t-on constaté.
La secrétaire générale du ministère de l’Économie numérique, de la Digitalisation et de l’Innovation, Aline Minko Mi-Etoua, a rappelé que « l’intelligence artificielle n’est plus un sujet lointain, mais bien un sujet d’actualité que nous devons prendre à bras-le-corps ». Dressant le bilan des actions mises en œuvre par le ministère de l’Économie numérique depuis 2025, la secrétaire générale a signifié que « l’intelligence artificielle n’est pas un pilier de plus dans notre pays », mais une valeur ajoutée supplémentaire.
Par ailleurs, elle a invité les experts, au cours de cet atelier, à s’interroger non pas sur l’utilisation de l’IA au Gabon, mais plutôt à réfléchir sur la façon de faire passer le Gabon « d’un statut de simple consommateur d’une intelligence artificielle à un statut de véritable acteur, à un statut de pays qui compte avoir son intelligence artificielle dans le respect de sa diversité, dans le respect de sa culture, dans le respect de son essence même et de son environnement, aussi bien pour son administration que surtout pour ses concitoyens ».
En réaffirmant que « l’intelligence artificielle, par nature et par essence, ne connaît pas de frontières, ne connaît pas de limites », Mme Minko Mi-Etoua a insisté sur le fait que l’intelligence artificielle ne doit pas être vécue comme « une appréhension au Gabon, mais bien comme une opportunité, avec crédibilité, assurance, prudence et dans le respect des normes éthiques ».
C’est pourquoi le ministère souhaite renforcer les capacités des agents en établissant des cadres clairs de responsabilité, en vue de moderniser et de dynamiser les systèmes nationaux. Car « cette stratégie ne sera pas celle du ministère de l’Économie numérique, mais plutôt celle du Gabon », a-t-elle déclaré.

La secrétaire générale Mme Minko Mi-Etoua au centre avec les membres du PNUD.
La Représentante résidente adjointe du PNUD Gabon, Soahangy Mamisoa Rangers, a fait remarquer que l’ouverture de cet atelier lance « un processus déterminant pour l’avenir du Gabon : le diagnostic du paysage national de l’intelligence artificielle et l’initiation d’une stratégie nationale en la matière ». Elle a également salué l’engagement du gouvernement, sous le leadership du ministère de l’Économie numérique, qui a exprimé la volonté de doter le pays d’une vision structurée et responsable de l’intelligence artificielle.
Car « le numérique et l’intelligence artificielle ne sont pas des sujets isolés. Ils constituent des leviers transversaux au service de ces priorités, capables d’accélérer le développement dans l’éducation, la santé, l’agriculture, l’administration et l’emploi », a-t-elle déclaré. Mme Rangers a rappelé que la jeunesse est « la première concernée, et elle en sera l’actrice, la créatrice et l’innovatrice ». Ainsi, pour elle, « une stratégie nationale d’intelligence artificielle n’a de sens que si elle prépare les jeunes aux métiers de demain, si elle valorise les talents locaux et si elle ouvre des opportunités concrètes d’emploi et d’entrepreneuriat », a-t-elle conclu.
CM/MIM/FE/FSS/AGP












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