MOABI, 22 avril 2026 (AGP) –La Société agricole communautaire de Moabi (SACOM) diversifie ses cultures et prend progressivement son envol sur le marché commercial avec la vente de ses produits au public, a constaté l’Agence Gabonaise de Presse.
Créée par les fils de la Douigny dans le cadre du comité de gestion du don d’un milliard trois cents millions de francs CFA octroyé par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, la SACOM se positionne comme un acteur majeur du développement économique et social local, selon son directeur général, Aimé Mbadinga.
Dans un entretien avec le correspondant local de l’AGP à Moabi, Aimé Mbadinga a détaillé les activités et perspectives de la société. « Depuis le démarrage de nos activités dans le département de la Douigny, nous suivons notre plan d’action. Au niveau des ressources humaines, nous privilégions l’employabilité des jeunes de la Douigny tout en faisant appel à l’expertise des anciens et de prestataires spécialisés dans le domaine agricole et la conduite d’engins lourds, sans oublier les journaliers engagés pour des opérations ponctuelles », a expliqué le directeur général.
Sur le plan financier, la SACOM affiche une situation jugée stable. « Les salaires sont régulièrement versés et nos fournisseurs sont payés dans les délais », a assuré le directeur général.
En matière de matériel, la société dispose de plusieurs engins et d’un parc automobile bien entretenu et pleinement opérationnel. L’activité agricole s’articule autour de trois principaux sites. À Migamba, la SACOM exploite douze hectares de banane plantain entièrement plantés, ainsi que huit hectares de maïs en interlignes. Cinq hectares ont déjà été récoltés, pour une production de 9,8 tonnes actuellement égrainée et conditionnée en vue de sa commercialisation à Libreville.
À Dougassou, les principales cultures sont le manioc et la banane plantain. Sept hectares de manioc ont déjà été mis en terre, tandis que les trois hectares restants sont en cours de préparation pour accueillir exclusivement la banane plantain.

À Mourindi, la priorité reste le manioc, avec sept hectares déjà plantés. La société y mène également des essais agricoles, notamment un hectare d’arachide en interlignes et un hectare de soja sur une parcelle dédiée.
Depuis le lancement de ses activités le 1er juillet 2025, la SACOM se prépare à une vaste récolte. « Cela ne saurait tarder », rassure la tutelle. Dans le cadre d’un soutien aux agriculteurs locaux, la société rachète leurs productions au comptant pour les écouler sur les marchés de Mouila et de Libreville.
Cette stratégie vise à établir un circuit de commercialisation durable et à fidéliser la clientèle, en attendant les premières grandes livraisons issues exclusivement des productions de
GRSN/SMM/CBM/AGP










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