LIBREVILLE, 19 septembre 2026 (AGP) – À l’issue du Conseil des ministres de vendredi, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a invité le gouvernement à prendre la pleine mesure des difficultés économiques et sociales auxquelles est actuellement confrontée la ville de Port‑Gentil et, plus largement, la province de l’Ogooué‑Maritime, a‑t‑on noté.
En choisissant la ville pétrolière pour abriter cette session, le chef de l’État a souligné la nécessité de penser le développement du pays à partir des réalités, des potentialités et des aspirations propres à chaque province.
Évoquant la situation qui prévaut dans l’Ogooué‑Maritime, il a relevé plusieurs difficultés qui plombent l’économie locale : persistance du chômage, particulièrement chez les jeunes ; réduction ou cessation d’activités de certaines entreprises ; délocalisation de capitaux hors du pays ; insuffisance de l’entretien urbain ; recul de l’attractivité de la cité. Il a également pointé les effets de la corruption sur l’activité économique et sur la confiance des investisseurs, désormais en baisse.
Face à ce constat, Brice Clotaire Oligui Nguema a estimé que le ralentissement de l’activité économique de Port‑Gentil ne devait pas être considéré comme une fatalité. Il a ainsi ordonné la mise en œuvre de mesures urgentes visant à améliorer l’environnement des affaires, préserver les entreprises viables et favoriser la reprise de l’investissement.
Parmi les premières mesures annoncées figure un meilleur encadrement du recouvrement fiscal, notamment des avis à tiers détenteur, qui devront désormais être précédés d’une notification et rester limités aux sommes effectivement dues.
Le chef de l’État a également exigé une meilleure sécurisation des procédures judiciaires et des saisies, avec la mise en place envisagée d’un mécanisme de consignation en période de procédures d’appel et d’un traitement accéléré des contestations. S’agissant de l’emploi, un assouplissement temporaire et ciblé du recrutement de cadres et techniciens expatriés est envisagé dans les secteurs où certaines compétences locales demeurent insuffisantes, avec en contrepartie des obligations de formation et de transfert de compétences au profit des travailleurs nationaux.
Enfin, le président de la République a réaffirmé le droit constitutionnel à la grève, tout en appelant à une pratique syndicale plus « responsable » et à un recours privilégié au dialogue social. Le vice‑président du gouvernement et les ministres concernés ont été chargés de finaliser sans délai les instruments juridiques et opérationnels nécessaires à la mise en œuvre de ces orientations. Les mesures réglementaires devront être appliquées immédiatement, tandis que celles nécessitant une intervention législative seront soumises au Parlement selon la procédure d’urgence, après concertation avec les partenaires sociaux.
VEM/TYM/FE/CBM/AGP













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