LIBREVILLE, 29 octobre 2026 (AGP) – Le ministre des Eaux et Forêts, chargé du Conflit Homme-Faune, Maurice Ntossui Allogo, a officiellement lancé, mercredi, la 3e Conférence régionale des organisations de la société civile (OSC) du Bassin du Congo, consacrée notamment à la protection des forêts et aux droits des communautés locales, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Organisée conjointement par Greenpeace Afrique et l’ONG gabonaise Brainforest, sous le thème « Un Bassin du Congo résilient : forêts, populations, finances et nature », la rencontre réunit, les 28 et 29 octobre, plus de cinquante acteurs issus des six pays du massif forestier. Des représentants de la société civile, des peuples autochtones et des communautés locales, ainsi que des experts et des représentants des administrations sectorielles y prennent part, en présence du secrétaire exécutif de Brainforest, Martial Djinang, et de la directrice exécutive de Greenpeace Afrique, Oulie Keita.
Selon les organisateurs, le constat est alarmant. La déforestation, la criminalité environnementale, l’exploitation illégale et les activités extractives non durables menacent ce massif forestier, considéré comme le deuxième poumon écologique mondial et essentiel à la régulation du climat ainsi qu’à la survie de millions de personnes. L’enjeu consiste à concilier durablement la protection de la nature et le développement socio-économique des peuples autochtones et des communautés locales.
Quatre priorités structurent les échanges : renforcer la gouvernance forestière et la coopération régionale en faveur d’une gestion durable, transparente et concertée ; garantir les droits des peuples autochtones et des communautés locales tout en valorisant leurs savoirs ; promouvoir une conservation adaptée aux réalités du terrain ; et faciliter l’accès direct des acteurs locaux et des communautés forestières aux financements consacrés au climat et à la biodiversité.

Vue de quelques participants lors de la cérémonie.
Le ministre a appelé les participants à formuler des recommandations précises et à définir des actions prioritaires. Il a également souligné l’importance de cette rencontre, qui intervient à la veille de deux échéances mondiales majeures : la clôture de la COP17 sur la biodiversité, prévue le 30 octobre à Erevan, puis la COP31 sur le climat à Antalya, en novembre. La COP17 se déroule en effet à Erevan du 19 au 30 octobre 2026. La COP31 est, quant à elle, annoncée à Antalya du 9 au 20 novembre 2026.
Il s’agit, selon le membre du gouvernement, d’unir les voix du Bassin du Congo afin de faire prévaloir les priorités de la sous-région sur la scène internationale, de protéger ses écosystèmes forestiers et de garantir les droits des populations locales.
RLN/JM/FE/CBM/AGP













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