LIBREVILLE, 9 septembre 2026 (AGP) – Une quarantaine de magistrats issus du siège, du parquet et des juridictions, ainsi que des élèves magistrats des ordres financier et judiciaire, prennent part, du mercredi 9 au vendredi 11 septembre 2026 à Libreville, à une formation consacrée au « blanchiment des capitaux et à la détection des flux d’origine criminelle », a-t-on appris de source ministérielle.
Les travaux de cette session, organisée à l’École nationale de la magistrature (ENM), ont été ouverts, mercredi, par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Augustin Emane.
Durant trois jours, les participants renforceront leurs connaissances et leurs bonnes pratiques dans plusieurs domaines, notamment l’identification des mécanismes de blanchiment, l’analyse des mouvements de fonds, la détection des flux atypiques, l’identification des bénéficiaires effectifs, l’analyse patrimoniale et l’exploitation du renseignement financier.
La formation porte également sur les procédures relatives à la saisie et à la confiscation des avoirs d’origine criminelle, dans l’objectif de permettre aux acteurs judiciaires de mieux appréhender les mécanismes liés à la criminalité économique et financière.
Dans son allocution d’ouverture, Augustin Emane a souligné l’importance de cette formation dans un contexte marqué par l’évolution de la criminalité financière et la nécessité de renforcer les capacités des acteurs de la justice.
Il a notamment appelé à passer d’une approche essentiellement réactive à une démarche davantage préventive, analytique et patrimoniale, permettant de suivre les flux financiers, d’identifier les avoirs et de remonter jusqu’aux bénéficiaires réels des opérations.
Le ministre de la Justice a réaffirmé l’engagement de son département à accompagner les initiatives visant à renforcer l’efficacité du système judiciaire gabonais face à la criminalité économique et financière.
«La lutte contre la criminalité financière est une responsabilité collective », a-t-il indiqué, insistant sur la nécessité de disposer d’institutions judiciaires fortes, compétentes et suffisamment outillées pour accomplir leurs missions.

À cette occasion, Augustin Emane a salué l’appui technique et financier du Programme des Nations unies et de la République d’Italie, ainsi que l’expertise du professeur Melvis Ndiloseh, de l’École supérieure Sant’Anna (Université de Yaoundé), et du juge près la Cour d’appel de Turin, en Italie, Federico Belli.
Pour sa part, le directeur général de l’ENM, Armand Yebe, a indiqué que son institution entend contribuer à la mise en œuvre du sixième pilier du Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030.
Il a réaffirmé la volonté de l’ENM de jouer pleinement son rôle dans le renforcement continu des compétences des magistrats et dans la consolidation d’une justice mieux outillée face aux nouvelles formes de criminalité.
FSS/FE/AGP













Commentaires