LIBREVILLE, 16 Mai 2026(AGP)_Des députés ont auditionné vendredi écoulé à Libreville l’ancien Vice-president du Conseil national de la démocratie (CND), Jérôme Kwenzi Mikala et le 2e vice-president du Conseil Économique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC) Geoffroy Foumboula Libeka Makosso sur l’examen du projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°0008/PR/2026 du 26 février 2026 relative à l’attribution, l’organisation et fonctionnement de la Commission Nationale de la Démocratie et de la Participation Citoyenne (CNDPC), rapporte un communiqué de l’Assemblée nationale.
Dans le cadre de la procédure parlementaire, les députés procèdent depuis quelques semaines à une série d’auditions des principaux acteurs concernés par la réforme du Conseil national de la démocratie en Commission Nationale de la Démocratie et de la Participation Citoyenne.
C’est à ce titre que l’ancien vice-président du Conseil national de la démocratie (CND), Jérôme Kwenzi Mikala et le 2e Vice-président du Conseil Economique, Social, Environnemental et Culturel (CESEC), Geoffroy Foumboula Libeka Makosso étaient face aux élus membres de la Commission des lois en vue de permettre une meilleure compréhension des enjeux et difficultés liés au fonctionnement du CND, peut-on lire dans le communiqué.
« Nous demandons que des moyens suffisants soient accordés à cette structure pour réguler son fonctionnement. Aussi, les avis émis par cette nouvelle entité devraient-ils avoir un caractère obligatoire afin que les responsables puissent les examiner et en tirer le meilleur profit », s’est interrogé Jérôme Kwenzi Mikala.
Selon ce dernier, l’insuffisance des moyens matériels et financiers a largement contribué aux difficultés rencontrées dans l’accomplissement des missions assignées au CND, autrefois.
Le communiqué ajoute que dans la continuité de ces auditions, le 2e Vice-président du CESEC, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, en sa qualité d’acteur majeur de la société civile a formulé plusieurs propositions visant à renforcer le caractère inclusif et participatif de cette future institution.
Pour lui, cette réforme traduit une évolution profonde de la gouvernance démocratique au Gabon.
« Le caractère participatif n’était pas clairement mentionné dans l’ordonnance. Aujourd’hui, il s’agit de traduire dans les faits l’expression populaire issue du référendum. Les Gabonais souhaitent désormais une démocratie plus participative. Sous la 5e République, la démocratie ne concerne plus uniquement les acteurs politiques, mais également la société civile », a-t-il soutenu dans ladite communication.
Poursuivant son argumentaire, il a indiqué que cette nouvelle orientation permettra au CNDPC de jouer un rôle de proximité auprès des populations.
« En devenant un organe technique, le CNDPC pourra intervenir dans les établissements, les coopératives, les mutuelles ainsi qu’auprès des communautés religieuses afin d’éduquer les citoyens à l’action démocratique », a-t-il ajouté.
Et conclu, «le projet de loi poursuit actuellement son parcours législatif devant les députés, dans un contexte marqué par la volonté des autorités de renforcer les mécanismes de participation citoyenne et de consolidation démocratique.»
JDMB/TYM/FE/AGP










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