LIBREVILLE, 23 avril 2026 (AGP) – Réunis ce jeudi à Libreville, les parlementaires et les experts ont consacré une session axée sur la désinformation et la régulation des réseaux sociaux dans l’espace francophone, lors des travaux de la Commission de l’éducation, de la culture et de la communication (CECC) de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF), a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Les échanges ont mis en lumière l’ampleur croissante du phénomène, alimenté par la rapidité de diffusion des contenus numériques. Le représentant du ministère de la Communication et des Médias, Ali Reynald Yvon Radjoumba, a souligné l’importance du rôle central des États. « Il faut former des esprits critiques capables de distinguer l’information fiable de la manipulation », a-t-il déclaré, plaidant pour une approche équilibrée combinant encadrement juridique et éducation aux médias.
Dans le même élan, Stéphane Leonel Nze-Ngema, intervenant pour l’Unesco, a appelé à une réponse globale intégrant les plateformes numériques. Ce dernier a mis en avant la volonté de renforcer la coopération internationale afin d’exiger davantage de transparence de la part des géants du numérique.
Les différentes sections parlementaires ont également partagé leurs expériences nationales. Bien que certaines avancées législatives aient été notées, des disparités importantes subsistent au sein de l’espace francophone, soulignant l’urgence d’une harmonisation des pratiques.

Les participants ont insisté sur les enjeux démocratiques liés à la désinformation. Véritable menace pour la cohésion sociale et la confiance envers les institutions, ce phénomène nécessite des réponses concertées. À cet égard, le Gabon a présenté son ambition de mettre en place un cadre juridique moderne visant à prévenir les abus, responsabiliser les plateformes et promouvoir l’éducation aux médias.
LKM/TYM/FE/AGP










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