LIBREVILLE, 30 janvier 2026 (AGP) – Les enfants du photographe-paysagiste Jean-Yves Trolez, décédé le 13 janvier dernier à Concarneau, en France, s’opposent formellement à toute exploitation abusive de l’image et de la mémoire de leur père, a appris l’Agence Gabonaise de Presse de source familiale.
Selon une déclaration faite récemment à Concarneau, Ivane Émile Trolez et Sylvie Solène Trolez, héritiers légitimes de l’artiste, dénoncent des initiatives individuelles et associatives visant à organiser des manifestations ou hommages au Gabon sans leur consentement préalable.
Les ayants droit rappellent que toute action liée à l’image, à l’œuvre ou à la mémoire du défunt doit impérativement faire l’objet de leur autorisation expresse, faute de quoi les initiateurs s’exposeraient à des poursuites judiciaires.
Photographe-paysagiste de nationalité française, Jean-Yves Trolez est arrivé au Gabon en 1964. Il a, dans un premier temps, sillonné le pays pour partager la magie de la cinématographie à travers des projections publiques de films et de séries françaises à destination des populations de l’hinterland.
Il se spécialisera par la suite dans la photographie et parcourra l’ensemble du territoire national à la recherche d’images rares, constituant au fil des décennies une importante collection estimée à plus de 30 000 clichés de scènes de vie, de paysages, de plantes et d’animaux. Ses photographies ont notamment servi à l’édition de la quasi-totalité des cartes postales du Gabon, dont il fut l’un des principaux diffuseurs pendant près de soixante ans.

Sylvie Solène Trolez.
De santé déclinante, Jean-Yves Trolez avait quitté définitivement le Gabon pour s’installer avec sa famille à Concarneau, où il est décédé à l’âge de 86 ans. S’il n’a jamais sollicité la nationalité gabonaise, il a néanmoins épousé en 2004 une Gabonaise originaire du Woleu-Ntem, région où il a résidé durant les quatre dernières années de sa présence au Gabon, au sein de sa belle-famille.
Au-delà du photographe et du cinéaste, c’est une mémoire vivante du Gabon post-indépendance qui s’est éteinte, témoin privilégié de plusieurs décennies d’évolution sociale, culturelle et environnementale du pays.
VEM/FSS/AGP










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