LIBREVILLE, 6 juin 2026 (AGP)- Le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Libreville, Dick Fabrice Boungou Mickolo, a annoncé lors d’un point de presse tenu ce samedi, la poursuite d’une enquête judiciaire à la suite de la découverte de présumées malversations financières liées au paiement des primes de vacation au sein du ministère de l’Éducation nationale, a noté l’Agence gabonaise de presse.
Selon le ministère public, un audit réalisé courant 2025 par les services du ministère de l’Économie et des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Vie chère, avait été ordonné en raison de l’augmentation significative du budget prévisionnel consacré aux primes de vacation du département ministériel concerné.
Les conclusions de cet audit ont mis en évidence des irrégularités présumées dans le fichier des bénéficiaires de ces primes, conduisant le Parquet de la République à saisir, par voie de soit-transmis, la direction des enquêtes économiques et financières de l’État-Major des polices d’investigations judiciaires.
Les investigations menées ont permis de mettre au jour un présumé système de fraude impliquant des agents de la direction centrale des affaires financières du ministère de l’Éducation nationale. Selon les premiers éléments de l’enquête, un dépassement de plus de 700 millions CFA a été constaté dans le fichier des bénéficiaires des primes de vacation.
Le mécanisme frauduleux présumé consistait en la création de lignes budgétaires fictives destinées au paiement de primes par virements bancaires ou par bons de caisse au profit de plusieurs personnes, dont la majorité relèverait de la direction centrale des affaires financières.
Le Procureur de la République a également indiqué que ce système existerait depuis plusieurs années, au point de s’être progressivement installé dans les pratiques administratives.
À ce jour, 25 personnes ont été entendues dans le cadre de la procédure. Vingt sont actuellement placées en garde à vue, tandis que deux autres ont été remises en liberté pour des raisons de santé.
Le ministère public assure que les investigations se poursuivent afin d’établir toutes les responsabilités et de déterminer l’étendue exacte du préjudice causé à l’État.
FSS/JM/FE/EN/AGP












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