LIBREVILLE, 14 octobre 2026 (AGP) – Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu, ce mercredi à Libreville, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Augustin Emane, accompagné du commandant en chef de la Sécurité pénitentiaire, le général Jean Germain Effayong Onong, ainsi que des représentants d’Invest Private Capital Group SRO, venus présenter les modalités de financement et le calendrier prévisionnel de construction de la future prison de haute sécurité de la Plaine Ayémé, selon un communiqué de la présidence de la République.
« Au cours de cette audience, les responsables du projet ont présenté au président de la République les caractéristiques techniques, les modalités de financement ainsi que le calendrier prévisionnel de réalisation de cette infrastructure pénitentiaire d’envergure », indique le communiqué.
D’une capacité d’accueil estimée à 1 100 détenus, le futur établissement sera construit conformément aux normes internationales en matière de sécurité pénitentiaire et de conditions de détention. Il comprendra des espaces de détention, ainsi que des logements et une caserne destinés au personnel de la Sécurité pénitentiaire, afin d’assurer le bon fonctionnement du complexe.
Les partenaires ont fait part au chef de l’État de leur disponibilité technique et financière pour la réalisation de ce projet, dont la durée prévisionnelle des travaux est estimée à 36 mois.
Face à l’urgence de la situation carcérale nationale, le président de la République a insisté sur la nécessité d’accélérer les procédures administratives et opérationnelles afin de permettre le démarrage effectif des travaux dans les meilleurs délais.
Selon la présidence de la République, cette infrastructure présente des enjeux majeurs sur les plans humain, sécuritaire, social et économique.
Sur le plan humain, sa réalisation devrait contribuer à réduire la promiscuité carcérale, à améliorer les conditions sanitaires et à garantir une meilleure prise en charge des personnes privées de liberté, dans le respect de leur dignité et de leurs droits fondamentaux.
Sur le plan sécuritaire, le nouvel établissement devrait renforcer les dispositifs de surveillance, améliorer l’organisation de la détention et permettre à l’administration pénitentiaire de disposer d’équipements adaptés aux exigences actuelles en matière de sécurité.
Le projet vise également à favoriser la réhabilitation et la réinsertion des détenus, dans une approche conciliant les impératifs de sécurité et le respect des droits humains.

Sur le plan économique, la construction de cette infrastructure devrait générer des emplois directs et indirects, mobiliser des compétences nationales et contribuer au développement des activités économiques dans la zone d’implantation.
« À travers cette initiative, le président de la République réaffirme sa détermination à poursuivre la modernisation de l’appareil judiciaire et pénitentiaire national, conformément à sa vision d’un État de droit renforcé, d’une justice plus efficace et d’institutions au service des citoyens», conclut le communiqué.
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