LIBREVILLE, 28 juin 2026 (AGP) –L’ atelier 1 sur la « Dette intérieure et fiscalité incitative », réunissant des participants des secteurs public et privé était au cœur des débats samedi écoulé à Libreville lors du Gabon Economic Forum, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Cet atelier réunissant les membres de la Fédération des Entreprises du Gabon (FEG), les agents de la direction générale de la dette, l’association du patronat gabonais, PME et PMI a posé le socle pour assainir les finances publiques et promouvoir une fiscalité au service de la production. Les délégués ont unanimement reconnu que l’apurement de la dette intérieure due aux entreprises constitue le premier acte de réconciliation entre l’État et son tissu productif.
A cet effet, cinq recommandations majeures ont été élaborées. Il s’agit notamment d’apurer en priorité la dette intérieure : crédits de TVA et arriérés sur marchés publics (mécanisme accéléré, titrisation, imputation croisée), dans le cadre d’un programme national d’apurement doté d’un tableau de suivi publié et d’un comité national de suivi à travers la réinstauration du Club de Libreville. Les participants ont également plaidé pour la restauration du compte séquestre de TVA et l’institution d’un provisionnement budgétaire automatique avec délai opposable de 90 jours, la révision des mesures pénalisantes de la LFI 2026 (TPE, accises, logiciels) en LFR.
La mise en place d’un cadre permanent de concertation fiscale, avec concertation préalable et étude d’impacts obligatoires est compté parmi les recommandations. S’y ajoutent l’instauration d’un guichet unique de coordination des contrôles fondé sur la non-redondance, la digitalisation des ordres de mission (QR Code), la reconnaissance mutuelle des certifications, l’audit et la suppression de la parafiscalité illégale ou à faible rendement. Ils ont souhaité l’encadrement des taxes locales et d’opérationnaliser la Centrale d’Achat.
A l’unanimité, ils ont reconnu que la solidité des finances publiques découle de “la confiance”. Pour eux, “aucune confiance ne saurait prospérer si la règle, une fois posée, n’est ni respectée ni protégée”. Alors , “du chiffre, nous passons ainsi au droit, à la rigueur budgétaire, à la sécurité juridique”, ont-il plaidé.
CM/MIM/FE/EN/AGP













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