LIBREVILLE, 3 juillet 2026 (AGP) – Les Journées d’art contemporain de l’ambassade d’Espagne se sont ouvertes ce vendredi à Libreville, dans la salle de conférence du ministère des Arts et de la Culture, à l’initiative de l’ambassadeur d’Espagne au Gabon, Rafael Chaves Beardo, a-t-on noté.
La cérémonie s’est déroulée en présence de son homologue du Brésil au Gabon, Miguel Griesbach de Pereira Franco, ainsi que de nombreux acteurs des milieux culturel et universitaire.
Cette première journée a été marquée par l’intervention de la commissaire d’exposition et directrice artistique de la 2ᵉ Biennale d’art public d’Abou Dhabi, Elvira Dyangani Ose, venue partager sa vision de l’art contemporain africain et de ses perspectives.
Dans son allocution d’ouverture, l’ambassadeur d’Espagne a souligné que ces journées constituent un espace privilégié de dialogue et de réflexion sur la création artistique contemporaine, tout en mettant en avant son rôle dans le rapprochement entre les peuples.
Au cœur des échanges, Elvira Dyangani Ose a défendu une conception ouverte et plurielle de l’art africain. « L’art contemporain africain est tout ce qui se produit à l’intérieur du continent, mais aussi à l’extérieur, par des artistes issus du continent », a-t-elle déclaré. Selon elle, cette expression artistique s’enracine dans l’histoire et l’héritage des communautés africaines, tout en portant un regard résolument tourné vers l’avenir.
La spécialiste a également insisté sur la nécessité de renforcer les politiques culturelles afin d’accompagner le développement du secteur artistique africain. « Nous avons besoin d’incorporer les gouvernements et la culture politique pour générer des structures, des institutions, des musées et des écoles capables de renforcer les compétences et de construire nos propres institutions », a-t-elle plaidé, appelant à un investissement accru dans les infrastructures culturelles et la formation des jeunes créateurs.

Les Journées d’art contemporain de l’ambassade d’Espagne se poursuivront le samedi 4 juillet avec une table ronde et des rencontres artistiques au Musée national. Le lundi 6 juillet sera consacré à un échange avec les étudiants du département d’anthropologie de l’Université Omar-Bongo.
La manifestation s’achèvera le mardi 7 juillet par un dialogue intitulé « Panafricanisme : projeter une planète noire », consacré aux enjeux de la pensée panafricaine et de la création contemporaine.
JPMM/JM/FSS/EN/AGP









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