LIBREVILLE, 28 mai 2026 (AGP) – Le ministre de la Mer, de la Pêche et de l’Économie bleue, Aimé Martial Massamba, a appelé la communauté internationale à renforcer les financements souverains dédiés à la conservation marine africaine, lors de la 17e édition de la Monaco Blue Initiative (MBI), tenue récemment en Principauté de Monaco, a appris l’Agence gabonaise de presse de source ministérielle.
Représentant le Gabon, seul pays francophone invité d’honneur, le membre du gouvernement a exhorté les États réunis au Musée océanographique de Monaco à soutenir des mécanismes financiers durables, capables d’accompagner les efforts de protection des océans sur le continent. Il a rappelé que le Gabon dispose d’atouts majeurs en matière d’économie bleue, notamment une façade atlantique riche en biodiversité, abritant des corridors de baleines à bosse, de thons, ainsi que les plus importantes zones de nidification au monde pour les tortues luths.
Le ministre a également souligné que le pays a consacré 26 % de sa Zone économique exclusive (ZEE) à la création d’aires marines protégées, contribuant ainsi à l’objectif mondial de Kunming-Montréal « 30×30 », qui vise à protéger 30 % des espaces marins et terrestres d’ici 2030.
Abordant la question de la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), Aimé Martial Massamba a mis en garde contre un phénomène qu’il qualifie de « véritable péril » pour la sécurité alimentaire africaine, en particulier dans le Golfe de Guinée. « L’océan ne peut être une zone de non-droit où des flottes industrielles étrangères pillent les ressources des nations souveraines en toute impunité », a-t-il déclaré. Le Gabon, a-t-il poursuivi, a opté pour une stratégie de fermeté reposant sur le renforcement de la surveillance satellitaire, l’intensification des patrouilles en mer et l’application rigoureuse de l’Accord relatif aux mesures du ressort de l’État du port (AMREP).

Le ministre Aimé Martial Massamba posant avec le Prince Albert II de Monaco.
Le ministre a achevé son plaidoyer en invitant les investisseurs, les banquiers et les philanthropes à s’engager davantage dans le financement de projets marins africains. « L’Afrique a besoin d’infrastructures durables, d’usines de transformation locales et de systèmes technologiques de traçabilité », a-t-il affirmé, assurant que « le Gabon est prêt ».
La 17e édition de la MBI se tient en prélude au Forum sur l’Économie et la Finance bleues (BEFF), prévu du 28 au 29 mai 2026.
CM/MIM/CBM/EN/AGP










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